le Bonjour du 17 avril 2021

Chora church museum : Resurrection fresco

Le Bonjour des Amis

Eglise St Jean Berchmans  ° st- Michel           17.04.2021                                      

La semaine prochaine, au Forum Saint-Michel et à l’église :

  • Lundi 19 avril, à 10h15 : reprise du cours « Saint Paul, un Juif dévoyé ? »  (P. Ph. Wargnies sj )
  • Samedi 24 avril à 9h, début d’un séminaire d’une grande actualité : EUCHARISTIE, QUELLE SORTE DE PRÉSENCE ? Avec Pierre Piret sj et Isabelle Prost.                4 samedis, 9h00-12 h00 : 24 avril, 8, 15 et 22 mai.

   La pandémie et les mesures sanitaires bouleversent et éprouvent nos comportements habituels, jusqu’à la pratique chrétienne de l’Eucharistie : célébrations interdites, restreintes, ou par vidéo… D’où des questionnements et des débats d’opinions, à recueillir et approfondir en les partageant. C’est le rôle pédagogique d’un séminaire, consacré dès lors à l’Eucharistie.

  Quatre séances, quatre thèmes distincts et complémentaires :

– 24 avril : les récits de l’institution de l’Eucharistie par le Christ (Évangiles ; 1 Co 11,23-29).

– 8 mai : les prières eucharistiques de l’Antiquité chrétienne et du Missel romain actuel.

– 15 mai : la réflexion théologique, au cours de l’histoire, sur la spécificité de l’Eucharistie.

– 22 mai : une contribution récente sur l’apport de l’Eucharistie aux attentes d’aujourd’hui.

Le déroulé des samedis matin : ● 9h00-10h30 : brève introduction puis lecture en groupes des textes prévus. ● 10h45-12h00 : exposé de professeur(e), suivi d’un débat sur l’ensemble de la réunion. S’inscrire svp sur le site du Forum : www.forumsaintmichel.be

  • Samedi 24 avril, à 9h.15 : matinée de ressourcement Oasis, à la Chapelle Notre Dame des Apôtres, avec le P. Ph. Wargnies. S’inscrire via le site Kelmesse.org

Catéchèse familiale : Troisième dimanche de Pâques

  • Christ est ressuscité !  – Il est vraiment ressuscité !

On voudrait tellement dérouler le fil des bouleversantes apparitions du Ressuscité, les saisir en quelque sorte comme Madeleine voulait retenir ou tenir le Christ dans le jardin de la Résurrection, mais cela nous échappe. Il y a des points communs et des différences entre les évangiles, mais tous ces récits nous disent l’essentiel : Christ est ressuscité dans la réalité de son corps transfiguré en accomplissant ainsi les Ecritures. Les disciples-apôtres en sont les témoins.

Apparition du Ressuscité aux apôtres (Lc 24, 35-48) ; pistes pour une catéchèse familiale

Lecture de l’évangile

Que nous dit St Luc ? Le soir du jour de la Résurrection, Cléophas et l’autre disciple, reviennent pleins d’émotion d’Emmaüs et racontent aux Onze réunis et aux autres compagnons comment ils ont reconnu le Seigneur à la fraction du pain. Les apôtres confirment leurs dires : C’est bien vrai ! ou Il est vraiment ressuscité ! (Comme le font aujourd’hui les chrétiens d’Orient) et ils parlent ensuite d’une apparition à Simon Pierre. (Lc 24, 33-35)

Ensuite le Christ leur apparaît. A qui ? On comprend : à tous ceux qui étaient présents à ce moment-là.

Comme en St. Jean, il leur transmet la Paix. Ils sont frappés de stupeur et de crainte croyant voir un esprit (un fantôme).  Jésus les rassure en leur montrant ses plaies. Et dans ce récit il les invite même à toucher ses plaies. Pour les convaincre de la réalité corporelle de sa résurrection, il leur demande à manger. Il reçoit du poisson grillé qu’il mange sous leurs yeux.

« Ensuite, il fait appel à la mémoire des disciples, non pas aux souvenirs des faits passés comme avec les pèlerins d’Emmaüs, mais au souvenir de ses propres paroles, comme avec les femmes au tombeau (vv. 6-7). La résurrection appartient au plan de salut de Dieu, comme la passion. »… Jésus ouvre leur intelligence pour comprendre les Ecritures v45. « Il leur donne d’entrer dans la compréhension filiale de la volonté du Père… Dans l’Esprit Saint, l’Ecriture est à lire, non plus en scribe mais en fils… Désormais, les témoins pourront vivre filialement « ce qui leur arrive », puisque c’est ce qui est arrivé à Jésus. « (P. Jean Radermakers sj)

Demandons au Seigneur de recevoir sa Parole à la lumière de la foi et aussi à recevoir notre vie, tous les jours, en fils et filles de Dieu !

Continuons à puiser dans les trésors de notre patrimoine artistique ! Voici un panneau de sculpture en bois polychrome parmi ceux qui entouraient le chœur de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Il montre l’apparition du Ressuscité aux apôtres (d’après St. Lc ou St. Marc ; au Moyen Age on était attentif au message et non aux précisions historiques et d’exégèse). On peut voir la table où Jésus a mangé le poisson et aussi la bible que le Seigneur tient. (A l’époque de Jésus il s’agissait de rouleaux bien-sûr). La catéchèse en images de nos ancêtres est pour nous un témoignage de leur foi également.

NB. Jésus ressuscité est-il comme auparavant ? Oui et Non. La Résurrection n’a pas été racontée par les disciples de la même manière que la Passion, parce qu’elle est d’un tout autre ordre. Le Christ ressuscité échappe à nos dimensions d’espace et de temps ce qui n’était pas le cas auparavant. Il apparait et disparaît librement. Mais rien à voir avec Superman ou les fantômes. Les portes verrouillées ne l’empêchent pas d’entrer. Il porte les plaies, mais elles ne le font plus souffrir, la mort n’a plus d’emprise sur lui. Cependant, il n’est pas un pur esprit : il peut manger même s’il n’en a plus besoin. On peut le « voir » ou l’entendre sans le reconnaître. C’est lui qui se faire reconnaitre. Oui, Jésus est le même parce qu’on peut le reconnaître dans le cadre d’une relation de foi et d’intimité : à ses gestes comme la fraction du pain, à ses paroles qui rendent les cœurs des disciples d’Emmaüs brûlants, à la manière dont lui seul peut entrer en relation avec notre être profond, comme lorsqu’il appelle Marie de Magdala par son nom. Croire à la résurrection de Jésus et par sa promesse, à notre propre résurrection, est l’essence de notre foi chrétienne.

        Le troisième jour, il est ressuscité des morts… je crois à la communion des saints, à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. Amen !  

Demande d’aide

Une famille que nous connaissons bien demande un coup de main. Comme les enfant sont élèves au collège, ce serait bien qu’ils puissent rester dans le quartier de st Michel. Si quelqu’un a une proposition, on peut vous mettre en contact. Mon mail : tommy.scholtes@tommyscholtes.be)

Nous sommes à la recherche d’un logement de trois chambres à Bruxelles ( sud Bruxelles) pour une famille de 5 personnes ( 2 adultes + 3 enfants). Avant le 31 juillet 2021. Nous sommes prêts à payer un loyer de 1000 euros chaque mois.

Cordialement, Constantine Mukaneza

Le Bonjour du Lundi de Pâques

Chora church museum : Resurrection fresco

Le Bonjour des Amis de l’église

st Jean Berchmans°St Michel

« Pâques 2021, un Chemin du cœur »

Une semaine de prière pour faire nôtre le regard de Vie de Dieu sur le monde

Christian Godot, Le Père envoie le Fils.    Retraite chez vous, en ligne.   Du lundi 5 au dimanche 11 avril 2020   Messe à 18h30 suivie à 19h15 d’un enseignement et d’un partage spirituel.   L’enseignement est accessible en direct depuis le site de l’église Saint-Jean-Berchmans, via le canal YouTube « église St Jean Berchmans Tommy Scholtes » et depuis le profil facebook de Tommy Scholtes.

Comment s’y prendre ?

Téléchargez les feuilles de prière sur le site catho-bruxelles.be / À tout âge / Priez avec le Pape

Décidez d’un moment et d’une durée pour votre prière, par exemple 20 minutes ou une demi-heure.

Choisissez un lieu agréable, où vous serez à l’aise pour prier ; veillez à un cadre silencieux.

Priez chaque jour à l’aide de la feuille de prière correspondante, une seule par jour.

Pensez à un ami, à une amie, à qui vous pourriez parler de ce que vous avez découvert dans la prière.

Une question ? Un accompagnement ? Rencontrer un prêtre ? Suivre les enseignements en ligne ? Consultez le site eglisecsm.org ou, si nécessaire, prenez contact avec tommy.scholtes@tommyscholtes.be

En présentiel

Consultez le site eglisecsm.org car la communauté jésuite de Saint-Michel accueille cette initiative en présentiel dans la mesure du possible – messe de semaine à 18h30, puis enseignement et partage spirituel.

Église Saint-Jean-Berchmans (du Collège Saint-Michel), boulevard Saint-Michel 24, 1040 Bruxelles.

Vous pouvez y participer !                               Invitez-y un ami !

Contacts : – Tommy Scholtes s.j., boulevard Saint-Michel 24, 1040 Bruxelles tommy.scholtes@tommyscholtes.be  02 739 33 21

– Thierry Monfils s.j., coordonnateur du Réseau Mondial de Prière du Pape – Wallonie & Bruxelles,

25 avenue Gaston Diderich, L – 1420 Luxembourg thierry.monfils@cathol.lu 00 352 621 17 38 85

Chant suggéré https://www.youtube.com/watch?v=6bHefm6Demg Bénis le Seigneur, ô mon âme (Emmanuel)

Seigneur, je t’ouvre ce temps de prière et je t’exprime ma demande

Seigneur Jésus, Ressuscité, tu rayonnes de gloire et le monde entier est dans la joie profonde. Pâques révèle combien tout est renouvelé. Ma vie même resplendit d’une lueur nouvelle, elle contient une part de Ta beauté, merci, béni sois-tu. Je voudrais Te laisser guider ma vie et avec Toi la donner, pour la joie du Père et le bonheur de mes frères et sœurs. Fais-moi connaître tes chemins.

Je prends connaissance de la Parole de Dieu

Matthieu 28, 8-15 : « Jésus dit aux femmes : ‘Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.’ »

1 Corinthiens 13, 4-8 : L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais.

Je me pose pour contempler dans la prière

  • le monde et la mission de l’Église

 Jésus ressuscité compte sur ses disciples missionnaires (Mt 28) : « La foi en Jésus   Christ nous donne la juste dimension de toute chose, en nous faisant voir le monde avec les yeux et le Cœur de Dieu. Toute baptisée et tout baptisé est en mission. Celui qui aime se met en mouvement, il est poussé en dehors de lui-même, il est attiré et attire, il se donne à l’autre et tisse des relations qui engendrent la vie. Personne n’est inutile et insignifiant pour l’amour de Dieu. » (Pape François).

 (2) Dieu a envoyé son Fils afin de nous sauver

Moi-même, mon entourage et le monde entier, nous aspirons au bonheur d’aimer (1 Co 13) ; et Dieu le sait bien, car Il nous a créés ainsi. Seigneur Jésus, tu es venu accomplir ce mystère d’amour, je te confie l’espérance du monde. Tu es bienveillant et miséricordieux, lent à la colère, plein de fidélité et de loyauté. Tu nous sauvés, je te suis reconnaissant·e pour ton amitié, pour l’amour de ton Cœur.

 (3) Jésus m’ouvre son amitié

Je veux me rappeler, Seigneur, tout l’amour dont j’ai été entouré, depuis celui que j’ai reçu de mes parents, de mes amis, de mes proches, de telle personne et surtout Ton amitié à Toi, Seigneur : Tu m’as parlé, Tu m’as baptisé·e, j’ai une vie unique où Tu es présent. J’y vois des lumières, des portes qui se sont ouvertes, des raisons de vivre : la nature généreuse (Ps 65), un geste, une parole ou un sourire, des rencontres, des événements, des talents. Je te remercie. Donne-nous aussi de faire connaître ton amour.

J’exprime à Dieu ce qui me tient à cœur, je m’offre pour Sa mission

– L’amour se vit au cœur des plus petites choses, souvent la vraie vie ne fait pas grand bruit. Je m’offre à Toi pour la mission qui passe par des actions simples.

– Dans ma mission, Dieu me précède et m’accompagne. Je me présente à Toi, Seigneur, sur ce chemin de Pâques, qu’a ouvert Ton amour rayonnant. Sois avec moi tous les jours, selon Ta promesse.

L’ Homélie prononcée par le P J-Y Grenet,  le jour de Pâques

4 avril 2021 – Jour de Pâques, année B

Ac 10, 34a.37-43; Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23); Col 3, 1-4; Jn 20, 1-9

Pierre, chez le centurion de l’armée romaine, l’armée de la puissance qui avait contribué à la condamnation et la mort de Jésus, manifeste la force de l’Esprit qui travaille le cœur et le corps de celles et ceux qui se sont laissé prendre par la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Jésus. Et il déclare que ceux qui ont été choisis ne peuvent faire autre chose que parler : Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. Un Juge qui a manifesté, toute sa vie, la bonté et la miséricorde inébranlables de Dieu : Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui.

Ce que nous savons aussi, c’est qu’il a fallu du temps à ceux qui ont été choisis pour ce témoignage ! Il leur a fallu du temps pour bien réaliser, comprendre avec leur cœur la Bonne Nouvelle entendue, et la laisser passer de leur cœur à leur bouche, à leur tête, à leurs mains : il était mort sur la croix, on croyait que notre Espérance avait été fausse, et puis le voilà vivant ! et on ne peut pas garder cela pour nous, il n’y a pas le choix, il nous revient de le manifester afin que tant d’hommes et femmes sortent de leurs enfermements, de leurs convictions que tout est perdu, de leur désespérance, de leur dégoût d’eux-mêmes ou de la vie, de leur conviction d’être les seuls maitres à bord… bref de leur péché !

Il leur a fallu du temps. Alors, il nous en faut à nous aussi ! et c’est bien normal. Mais laissons travailler la petite voix qui dans nos cœurs, dans notre espérance, notre confiance, notre amour des autres, nous dit que rien de ce qui est bon, vrai et heureux n’est perdu !

Regardons ces premiers témoins du petit matin.

Marie Madeleine, vous savez c’est peut-être l’une de ces femmes dont Jésus avait dit un jour à l’un de ceux qui le recevait qu’elle avait manifesté beaucoup d’amour parce qu’elle en avait reçu beaucoup (cf. Lc 8), qu’elle avait été vraiment pardonnée et en vivait. Elle a la force et le courage de marcher dans les ténèbres. Sans doute qu’au-delà de ce qu’elle vit – la souffrance de la mort en croix du Sauveur espéré – la Lumière perdure et l’attire irrésistiblement sans trop qu’elle ne le sache ni le comprenne.

Et là, les ténèbres se font dans un premier temps plus épaisses : elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau et cela suffit à soulever son angoisse On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. Elle va chercher de l’aide pour comprendre, regarder de plus près.

C’est vers Pierre et le disciple que Jésus aimait – qui est généralement proche de Pierre… et dont la figure nous dit peut-être quelque chose de ce qu’il y a en Pierre, comme en nous-mêmes d’ailleurs… – c’est vers ces deux-là que Marie se précipite.

Et nous savons la suite : les deux qui courent, leurs rythmes différents ; celui qui remarque un détail et n’entre pas ; celui qui entre et voit tout mais on ne nous dit rien de ce qu’il pense à ce moment-là. Puis l’autre, celui qu’aimait Jésus, qui finit par entrer et alors il vit et il crut.

Dites-moi, et si ces deux ne faisaient en quelque sorte qu’un ? et s’ils ne faisaient qu’un en nous ?

C’est vrai, on peut être tenté de dire, un peu jalousement même si la jalousie est cachée, retenue : « il y a ceux qui sont choisis, qui sont préférés, c’est eux qui comprennent et pas nous ». Mais ne serait-ce pas considérer que le Seigneur fait des différences entre ses créatures, qu’il n’a pas mis son souffle en tout le monde, que son souffle créateur n’a pas atteint les personnes de la même façon…

Et s’il y avait au fond de nous, tous, en vérité ce disciple que Jésus aimait ? disciple qui nous fait parfois percevoir comme un éclair les parcelles de vérité, de bonté et de beauté à l’œuvre mais qui ont à traverser tellement d’épaisseurs que notre histoire ou nous-mêmes avons superposées qu’il leur est bien difficile de produire leur effet : il aperçoit les linges posés à plat, il n’entre pas tout de suite, puis il est entré et alors il vit et il crut. Le saut de la foi a fait son œuvre, comme il demande à faire son œuvre en chacun de nous.

Alors, ne cherchons pas le Ressuscité ailleurs qu’en ces lieux où il fait surgir en nous et autour de nous le disciple aimé qui sommeille et qui ne désire qu’une chose : être en vérité près de celui qui l’aime et qu’il aime.

                                       AVRIL-JUIN 2021

PRIERE GUIDEE A DISTANCE

Le 2° dimanche du mois, de 20h00 à 21h15

(les 11 avril, 9 mai, 13 juin)

* Un temps d’introduction et mise en présence * Un temps de prière guidée, à la manière de Saint Ignace, généralement à partir d’un passage biblique * Un temps de partage suite à la prière, en petits groupes de 5-6 personnes * Un temps de conclusion et prière d’envoi  
Zone de Texte:  
Voici, je me tiens à la porte et je frappe…      Ap 3, 20

Pour s’inscrire : https://forms.gle/aiJCrAZVALjRQQnj7

Le Bonjour de la veille de Pâques

Le Bonjour de la Veille de Pâques


Notes d’évangile – Pâques

Considérant le suaire

Et les linges bien rangés

Il croit en l’œuvre du Père

Pour son Fils mort outragé

Cadet de ses sœurs et frères

Il se reçoit messager  

Du plus glorieux mystère

Que l’Esprit va propager 

Le disciple bien-aimé au tombeau, en Jn 20,1-10

–         

Désertant la ville sainte

Déçus et découragés

Ils sentent la froide étreinte

De la mort, le cœur chargé.

À l’écoute de leur plainte

Ce voyageur étranger

Semble échapper à la crainte  

Sur le chemin partagé

Bientôt, à la nuit tombante

À la table hospitalière

L’Écriture qu’il commente

Les embrase d’un éclair :

Dans le pain qui les sustente

Sa présence familière

Se ranime, Vie présente

Aurore crépusculaire

Penchée au seuil de la tombe

Où nul désormais ne dort

Marie d’au-delà du monde

S’entend dire : Viens dehors 

D’une blancheur de colombe

Il s’est réveillé des morts

L’aube naissante est féconde

Du grain levé de Son Corps.

Philippe Wargnies sj

Points d’attention

Ce soir, samedi, la vigile pascale de la communauté aura lieu à 20h. Elle sera retransmise sur le facebook de Tommy Scholtes et en direct sur le site de l’église (www.eglisecsm.org). Appuyez alors sur le bouton « messe en distanciel » qui vous amène sur YouTube et cliquez sur la flèche.

Les horaires du dimanche de pâques sont particuliers cette année : 8h, 9h, 10h, 11h, 12h, 18h, 19h, 20h. Attention de venir quelques minutes avant l’heure de votre réservation. Il y a aussi deux messes pour les familles avec enfants à 16h pour lesquelles vous avez pu vous inscrire. Toutes les célébrations sont complètes.

L’Octave de Pâques à st Jean Berchmans

La prière du cœur… un cycle de méditations aura lieu à la chapelle ND des Apôtres après la messe de 18h30 à partir du Lundi de Pâques (environ 30 minutes). Organisation de l’Apostolat de la Prière, avec la participation du P.  Tommy Scholtes et du P Thierry Monfils.

Voici le lien vers les textes : voici le lien vers les textes complets de la Semaine de prière « Pâques, un Chemin du coeur » : https://we.tl/t-RvLjuEelwS.

La communauté jésuite vous souhaite de Joyeuses Fêtes de Pâques !

Christ est Ressuscité ! Il est vraiment Ressuscité !

Les cloches sonneront spécialement à 12h ce dimanche.

Horaires triduum pascal

LES OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE de l’église st Jean Berchmans  sont sur le site Kelmesse et www.eglisecsm.be de l’église depuis quelques jours…

Beaucoup de places sont déjà réservées…

Jeudi Saint

17, 18, 19, 20h

Vendredi Saint

Chemin de croix à 15h et 16h

Office simplifié de la Passion, Vénération de la Croix et Communion

17h, 17h30, 18h, 18h30, 19h30, 20h, 20h30, 21h

Samedi saint :

La vigile vigile pascale aura lieu avec la communauté jésuite. Elle est diffusée.

Jour de Pâques

Messes à 8h, 9h, 10, 11h, 12h, 18h, 19h et 20h

Deux messes pour les familles avec petits enfants à 16h. S’inscrire par Tommy.scholtes@tommyscholtes.be

Confessions :

Jeudi saint 1° avril :

11h-12h OratoireEglise
16h-17h OratoireEglise

Vendredi saint 2 avril :

11h-12h OratoireEglise
14h-15h OratoireEglise

Samedi saint 3 avril :

11h-12h OratoireEglise
15h-16h OratoireEglise

Le Bonjour « Triduum pascal »

Le bonjour des Amis Eglise St Jean Berchmans ° St Michel

Le triduum de Pâques 2021


Mercredi Saint, 20h par Zoom, introduction au Triduum pascal par Tommy Scholtes

Voici le lien à utiliser à 20h précise :

https://us02web.zoom.us/j/89920279699?pwd=THFtSnljd1E4WDl4VU51TEhZdm5SUT09

Jeudi Saint, la messe internet diffusée (en direct à 18h) sera présidée par Mgr Kockerols. 

https://www.youtube.com/channel/UCvw-8hqFG6OLuFc7ewA__2w/featured

Vendredi Saint, 15h, chemin de croix diffusé depuis la chapelle Notre Dame des Apôtres

Samedi Saint, 20h, vigile pascale de la Communauté jésuite, diffusée depuis la chapelle NDA

Jour de Pâques, messe de 11h, diffusée à partir de la chapelle.

Pâques : Christ est ressuscité ! Pistes pour une catéchèse familiale

Chers frères et Soeurs, 

– Christ est ressuscité ! 

– Il est vraiment ressuscité !

Voici le salut que nos frères d’Orient ont coutume de s’adresser les uns aux autres dès aujourd’hui et tout au long des prochains 40 jours, en signe de proclamation de foi.

Pendant la nuit de Pâques, le Cierge pascal, image du Christ ressuscité a été allumé. Et comme à notre baptême, nous avons allumé à sa Lumière nos cierges, symboles de notre foi. Elevé pour éclairer tous ceux qui sont dans la Maison de Dieu, le Cierge a été placé devant l’Arbre de la croix. C’est la Résurrection du Christ qui transforme l’arbre de la croix en arbre de vie. C’est grâce à sa Résurrection que les arbres que nous sommes peuvent porter du fruit. Les bonnes actions que l’Eglise et nous-mêmes avons introduction menée tout au long du Carême par la grâce de Dieu, embaument le Jardin du Royaume et ces fruits nourrissent nos frères et Soeurs.

A gauche de l’arbre, le Soleil de la Résurrection brille de tous ses rayons, des Alléluias : ce sont les cris de joie que nos enfants avaient écrits sur des bandelettes et qu’ils avaient enterrés symboliquement le mercredi des Cendres.

Le Chemin de croix a abouti au Jardin de la Résurrection. Dans cette XV station la Bonne Nouvelle de la Résurrection est annoncée à Marie de Magdala. La prière qui accompagne la station est composée par P. Jean Radermakers sj.

    Que le Christ ressuscité illumine nos vies ! Heureuses Pâques !

Pâques, un Chemin du cœur, à st Michel

Du lundi 5 au dimanche 11   avril 2021 : un itinéraire de compassion pour l’humanité. ● En présentiel en l’église Saint-Jean-Berchmans, boulevard Saint-Michel 24, 1040 Bruxelles : messe à 18h30 puis enseignement et partage spirituel. ● Possibilité de vivre la démarche à la maison à partir des feuilles de prières mises en ligne, d’inviter à la démarche un groupe existant. ● Formez un groupe de partage, ne restez pas seuls, cherchez des appuis, encouragez les autres. ● Coordonnateurs : Tommy Scholtes, s.j. (02 739 33 65) et Thierry Monfils, s.j. 00 352 621 17 38 85 ● Informations sur eglisecsm.org et sur catho-bruxelles.be

LES OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE de l’église st Jean Berchmans  sont sur le site Kelmesse et www.eglisecsm.be de l’église depuis quelques jours…

Beaucoup de places sont déjà réservées…

Jeudi Saint

17, 18, 19, 20h

Vendredi Saint

Chemin de croix à 15h et 16h

Office simplifié de la Passion, Vénération de la Croix et Communion

17h, 17h30, 18h, 18h30, 19h30, 20h, 20h30, 21h

Samedi saint :

La vigile vigile pascale aura lieu avec la communauté jésuite. Elle est diffusée.

Jour de Pâques

Messes à 8h, 9h, 10, 11h, 12h, 18h, 19h et 20h

Deux messes pour les familles avec petits enfants à 16h. S’inscrire par Tommy.scholtes@tommyscholtes.be

Confessions :

Jeudi saint 1° avril :

11h-12h OratoireEglise
16h-17h OratoireEglise

Vendredi saint 2 avril :

11h-12h OratoireEglise
14h-15h OratoireEglise

Samedi saint 3 avril :

11h-12h OratoireEglise
15h-16h OratoireEglise

le bonjour du 23 mars


Eglise st Jean Berchmans ° st Michel

La lettre Bonjour des Amis du 23 mars 2021

S

Sixième dimanche de Carême – Rameaux – Notes d’évangile (Mc 11,1-10)

Ce matin, vers Bethphage

Voisine de Béthanie, 

Rien ne laisse présager

La trahison, l’avanie.

Jour serein, ciel dégagé.

Jésus sait le temps venu 

D’envoyer deux mandataires

Enrôler un ingénu, 

Un comparse sans mystère,

Paisible et pas trop têtu…

« Dans le village d’en face,

Vous trouverez, sans chercher,

Calme, placide, à sa place,

Un petit âne attaché,

Digne de son humble race,

Sur lequel personne encore

Ne s’est permis de s’asseoir.

Il attend qu’un Roi l’honore,

S’en faisant son ostensoir

Parmi la foule sonore.

Si jamais des gens s’inquiètent,

Dites : Nous en prendrons soin ! 

Il faut bien qu’on nous le prête :

Pour un cortège de fête.

                  Le Seigneur en a besoin

Il vous reviendra bien vite :

Ce jour même on le rapporte.

De sa tâche il sera quitte,

Sagement à votre porte.

Sachez qu’alors il médite. »

Des disciples, les manteaux

Adoubent le petit âne.

Trottinant sur les rameaux,

Libre du labeur profane,

Léger d’un si pur fardeau.

Et des chants de procession

Les précèdent – Hosanna !

Poursuivis d’acclamations :

Bénis Dieu qui te donna,

Ton humble Prince, ô Sion !

Béni soit Celui qui vient,

Au nom même du Seigneur !

De Dieu, le Règne est le sien !

Hosanna dans les hauteurs 

Au fils de David, enfin !

Philippe Wargnies sj

  • Ce mercredi 24 mars à 20h.

Soirée rencontre par visioconférence, avec Sœur Marie-Claire des Petites Sœurs des Pauvres de Bruxelles (Maison de repos de personnes âgées de la Rue Haute). Elle évoquera avec nous l’année st Joseph que le pape François a initiée. St Joseph est aussi le st Patron des Petites Sœurs des Pauvres. Ensemble nous évoquerons aussi où nous en sommes en ce carême 2021 si particulier.

Après la soirée « Tutti Fratelli » avec le Père Dijon et la soirée sur le message de carême du pape François, nous aurons une nourriture spirituelle supplémentaire. Voici le lien zoom pour la rencontre. Il vous suffit de le copier/coller dans internet pour nous retrouver.

Tommy Scholtes vous invite à une réunion Zoom planifiée.

Sujet : église st jean berchmans ° st Michel :  soirée de carême

Heure : 24 mars 2021 08:00 PM Paris

Participer à la réunion Zoom, cliquez sur le lien ci-dessous ou copiez/coller le dans barre Google :

https://us02web.zoom.us/j/87028528146?pwd=Q05seStKckRRR3c3MXRzRE9tK1djZz09
  • Samedi 27 mars :

Matinée Oasis à la chapelle Notre-Dame des Apôtres, animée par Tommy Scholtes cette fois. De 9h15 à 11h30. S’inscrire sur Kelmesse.org ou directement sur le site de l’église, www.eglisecsm.org.

  • Dimanche des Rameaux 27-28 mars 2021

Sauf contrordre, nous célébrerons les Rameaux, l’entrée dans la Semaine Sainte, par des célébrations le samedi à 17h, à 18h et à 19h (horaire spécial). Chacun recevra un rameau à son arrivée qu’il emportera à sa place. Au début de la célébration, le prêtre lira l’évangile de l’entrée de Jésus à Jérusalem et ensuite il bénira les rameaux depuis l’autel.

Le dimanche, nous célébrons aux heures habituelles du dimanche. Nous célébrons à 8h30, 10h, 11h30, et à 18h30 et 20h. Réserver par Kelmesse.org.

Il y a aussi une célébration spéciale orientée vers les familles avec enfants :

Dimanche 28 mars 2021 à 16 h : messe pour familles avec enfants (15 pers) à la chapelle. Cette célébration marquera pour les enfants l’entrée de Jésus à Jérusalem et l’entrée des chrétiens dans la Semaine Sainte. Au cours de la célébration, les rameaux seront bénis. Envoyez votre demande de participation directement à tommy.scholtes@tommyscholtes.be (ne pas passer par Kelmesse pour cette célébration). Merci de préciser le nombre d’adultes (et d’adolescents) et le nombre d’enfants de moins de 12 ans. Au plaisir de vous y voir, Marie Rottier (0474/18.92.86)

  • Recommandations

Belle montée vers Pâques ! Nous sommes heureux de vous proposer plusieurs célébrations dans le respect des normes sanitaires. (15 personnes, masquées, mains lavées, distance respectée).

Pour permettre à chacun de participer aux célébrations, nous vous suggérons de vous inscrire un week-end sur deux, et de venir seulement de temps en temps en semaine.

Veillez à venir bien à temps et à vous désinscrire si vous avez un empêchement.

Si vous n’êtes pas inscrits et que le quota de 15 est atteint, vous pourrez communier 15′ avant la messe.

En semaine, la messe de 18h30 et le dimanche la messe de 11h30 sont diffusées sur Facebook (Tommy Scholtes),  et YouTube sur le site de l’église (www.eglisecsm.org).

Cordialement vôtre, En union de prière, Tommy Scholtes sj

  • Collectes

La semaine sainte et les semaines qui ont précédé ont entraîné des frais particuliers, spécialement du chauffage, mais aussi, vous avez reçu, et recevrez encore, chaque dimanche des signets de carême. De nouveaux cierges de Pâques seront dressés près des autels à partir de Pâques. Merci de nous soutenir dans ces frais.

Le compte de l’église est le suivant :

EGLISE SAINT-JEAN BERCHMANS  –  BE76  0016  7006  8295  –  BIC GEBABEBB

24, Boulevard st Michel, 1040 Bruxelles

  • Méditation familiale pour la Semaine Sainte, proposée par Luana

Semaine sainte, pistes de méditation en famille

Face aux grands mystères de notre foi, nos paroles paraissent impuissantes. Pour cette semaine sainte, quatre œuvres d’art sont proposées à notre regard de foi.

Accrochée à notre Arbre de Carême, nous pouvons admirer cette reproduction de l’œuvre de Bradi Barth, femme peintre belge. Jésus se trouve sur l’Arbre de la croix. La femme en souffrance à côté de lui est sa Mère. Elle est habillée en rouge, couleur du Vendredi saint, couleur du sang que Jésus a versé et de son amour pour nous. En regardant attentivement on remarque que Marie est enceinte. Mais quel enfant peut-elle porter puisque son Fils unique est sur la croix ? Dans nos oreilles retentissent les paroles du Christ : Femme, voici ton fils ! (Jn19,26) Et ensuite s’adressant à Jean, Voici ta Mère ! (Jn 19,27) Mais ici Jean n’est pas représenté. Alors à qui Jésus pourrait-il bien s’adresser sinon à chacun d’entre nous ? Dans cette œuvre donc, Marie nous porte déjà en son sein.

Au pied de la croix, l’antique serpent se traîne en essayant de mordre le talon de la Femme (Gn 2, 15). Mais le salut, la victoire du Fils de l’Immaculée sont annoncés (AP 12) et accomplis. 

Marie elle-même est fruit de la grâce du salut.  La voici dans le feuillage de l’Arbre. Dans le coin de droite de l’œuvre, on remarque Adam et Eve, habillés en peaux de bêtes. A cause de leur manque de confiance en Dieu, ils doivent quitter l’Eden. Eve a encore en main le fruit défendu. Mais Adam la console en se retournant pour écouter la Promesse du Créateur. Il pressent peut-être que l’Eden deviendra un jour, Jardin de la Résurrection et finalement Paradis (Paradis est dérivé du perse parades, qui signifie verger).

Voici une céramique toute simple. L’œuvre regardée d’en haut, invite l’observateur à se pencher, suggérant ainsi l’abaissement de Jésus qui lave les pieds de Pierre. Laver les pieds de quelqu’un était une corvée d’esclave à l’époque. Jésus reprend ce geste se faisant serviteur par amour. Pendant le Dernier repas, Jésus refait pour ses disciples, le geste que Marie, sœur de Lazare, lui a offert à Béthanie : il leur lave les pieds. Ils auront en effet besoin de laisser purifier leur démarche et leur regard pour comprendre le geste accompli par Marie quelques jours auparavant : chaque personne deviendra désormais une présence de Jésus parmi ses frères et sœurs. (P. Jean Radermakers, La Prophétie d’hier et d’aujourd’hui) 

Dans cette composition en terre cuite, la table de la Cène est réalisée en demi-cercle : comme deux bras ouverts, comme une invitation d’y prendre place. Pouvez-vous deviner lequel est Judas ? Il est replié sur lui-même, en position fermée : il ne regarde ni le Christ, ni l’offrande pascale. (Le deuxième à droite de Jésus)

Voici une gravure en plâtre peinte au rouleau, réalisée par un garçon de 10 ans. Cela peut faire penser aux Chevaliers de la table ronde qui se sont sans doute inspiré de la Dernière Cène,symbole de l’égalité fraternelle. Sur cette gravure dans le violet du Carême, la Cène s’ouvre comme une fleur. La couleur « soleil » est réservée pour ce qui est essentiel : Jésus, le Pain et la coupe, la croix.

le bonjour du 16 mars

  Eglise st Jean Berchmans ° st Michel

Le Bonjour des Amis du 16 mars 2021

5° Dimanche de Carême

Notes d’évangile

Montés dans la Ville Sainte

Pour adorer le vrai Dieu,

Découvrir l’âme et l’étreinte  

Religieuse de ces lieux.  

Et peut-être, en cette Pâque,

Rencontrer enfin Celui

Dont les signes, les miracles

Alimentent bien des bruits.

« Nous voudrions voir Jésus. »

À quelques jours de la Fête,

Intrigués, n’y tenant plus, 

Des Grecs en font la requête.

Philippe en parle à André.

Ils vont le dire à leur Maître.

Voudra-t-il les rencontrer ?

S’en fera-t-il reconnaître ?

Pourquoi d’abord ses propos

Sur la venue de son Heure

Ou sa Gloire ? Et puis ses mots

Sur le grain de blé qui meurt

Pour porter beaucoup de fruit ?

Qu’est donc la Bonne Nouvelle

Qu’il dit venir avec Lui

Source de vie éternelle ?

Se peut-il qu’aimer sa vie

Soit au risque de la perdre ?

Lorsqu’il dit « là où je suis »,

En tient-il sa porte ouverte ?

Et du Ciel vint une voix.

Un Ange ? Un coup de tonnerre ?

Le Fils nous dit : non pour moi

Mais pour vous, parle mon Père.

Suivez-moi pour me servir.

Moi-même, dernier, je sers

Pour qu’à moi je vous attire,

Élevé de cette terre.

Le grain de blé pour mûrir 

Doit s’endormir dans le noir.

Le Fils de l’Homme, mourir

Pour vous conduire à sa Gloire.

               Philippe Wargnies sj

Visite du P. Provincial, François Boëdec, à la Communauté jésuite et à l’église

Du 10 au 17 mars, le P. François Boëdec est dans nos murs… murs élargis à tout le quadrilatère st Michel, puisqu’il a rencontré non seulement les jésuites de la communauté mais aussi différents responsables du Centre scolaire, du Forum st Michel, du Centre Avec, et du JRS. Dimanche, il a présidé l’eucharistie à l’église comme si elle était pleine. Son homélie était belle. Nous la reproduisons-ci-dessous. Ensuite, il a pris un moment pour rencontrer les membres présents de l’équipe pastorale spécialement conviés, quelques sacristines et une des dignes représentantes de l’équipe des « fleurs ». Le P. J-Y Grenet était lui aussi de la partie. C’était important pour tous et toutes de se sentir encouragés durant cette période plus que compliquée.

Peut être une image de 1 personne et intérieur

Homélie, 4° dimanche de Carême, année B, Jean 3, 16-21

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Il est bon, je crois, frères et sœurs, mes amis, de réentendre cela, dans ces temps qui sont parfois compliqués, réentendre combien et jusqu’où Dieu aime le monde. C’est sa manière d’être Dieu pourrait-on dire. Cette phrase de l’Evangile est une affirmation majeure parce qu’elle situe Dieu et son amour comme la réalité fondatrice absolue. Elle signifie que l’amour de Dieu précède tout et soutient tout, un amour total qui ne peut que se déployer et s’exprimer dans le don de lui-même. Lorsque le Père envoie le Fils, c’est Dieu qui se donne tout entier. Je suis touché par le verbe « donner » qu’utilise l’évangéliste. Dieu a donné son Fils unique. Dans ce don, c’est donc toute l’œuvre du Christ qui est ici prise en compte, toute sa vie depuis sa naissance jusqu’à sa mort sur la Croix.

Mais il me semble que ces versets ne se contentent pas de célébrer l’amour de Dieu qui a donné son Fils unique, ils mettent aussi en évidence le but de ce don : la vie, la vie de ceux qui croient, et le salut du monde entendu comme définitif. Oui, Dieu ne vient pas d’abord pour juger et condamner mais pour sauver comme le déclarera Jésus un peu plus loin dans l’évangile (Jn 12, 47).

Alors, me direz-vous, comment comprendre le jugement qui apparaît pourtant dans l’évangile d’aujourd’hui lorsqu’il est dit « Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » Eh bien, je crois qu’on peut dire que ce jugement est le résultat immédiat de la présence du Christ, présence qui ne peut laisser indifférente, présence qui oblige nécessairement à se situer : soit en faveur, soit en opposition. Dans la venue du Fils en ce monde, dans tout son itinéraire terrestre, s’est manifesté l’amour de Dieu, son désir de salut pour tout homme. Mais c’est maintenant à nous, à notre église, à notre société, de se décider en croyant ou non en ce Fils, donné par amour.

Nous vivons, frères et sœurs, dans un monde marqué d’une manière ou d’une autre par beaucoup de réalités sombres, noircis par le péché, – ce n’est pas nouveau bien sûr comme nous le voyons dans la Première lecture, dans cette dévastation par les Babyloniens de la Maison de Dieu à Jérusalem. Alors, comment avancer ? Comment vivre dans la lumière ? Eh bien, découvrir qui est vraiment Dieu, et combien nous devenons de plus en plus vivants en l’imitant dans son amour pour les hommes, c’est cela entrer dans la lumière. C’était déjà l’enjeu de Nicodème dans ce passage de l’évangile. Nicodème, nous le savons, était un pharisien, un membre du Sanhédrin venu rencontrer Jésus de nuit. Et si cet homme prendra par la suite la défense de Jésus à son procès (Jn 7, 51) et participera à son ensevelissement avec Joseph d’Arimathie (Jn 19, 39), Nicodème a pourtant du mal dans ce passage à entrer pleinement dans une démarche de Foi. Après son entretien avec Jésus, cette nuit-là, il va repartir comme il était venu. Et la nuit se referme sur lui. Il n’accède pas encore vraiment à la Lumière.

Ce que Jésus dit à Nicodème s’adresse en fait à chacun d’entre nous, parce qu’il y a toujours au fond de notre cœur un Nicodème qui sommeille. Ce Nicodème apparaît dans nos conflits intérieurs, dans ces combats qui opposent le monde des ténèbres et celui de la Lumière du Ressuscité. Nous avons tous en nous une part d’incroyance qui ressurgit régulièrement, de doute sur le pouvoir d‘amour de Dieu. Ce doute peut même parfois nous envahir si nous n’y prenons pas garde. Et il peut nous arriver parfois de renoncer au combat, de nous accommoder de cette part de ténèbres qui règne en nous, de « vivre avec », comme un état de fait qu’on ne peut pas changer.

Alors, aujourd’hui, l’évangile de ce jour nous interpelle : resterons-nous dans le camp nocturne et ambigu des Nicodème, ou accepterons-nous de vivre au grand jour notre Foi, et d’ « agir selon la vérité » comme nous le demande Jésus ? En ce dimanche où nous avançons peu à peu vers Pâques, demandons au Christ de laisser sa Lumière nous envahir, laisser la Vérité qu’est le Christ nous libérer. Demandons-lui de nous attirer à Lui. Et d’avoir le courage de choisir la lumière.

                                                                                   P. François Boëdec, sj

Le grain de blé (Jn 12, 20-33). Pistes pour une catéchèse familiale

  • Lecture de l’évangile
  • Pour nous faire comprendre le mystère de la mort et de la Résurrection, Jésus en vrai pédagogue, utilise la comparaison avec ce qui se passe dans la nature, notamment l’histoire du grain de blé. 
  • Montrer aux enfants un grain de blé. Si on le laisse sur une table, que se passera-t-il ? Rien du tout. Si on ne nettoie pas la table il restera là, inutile, pendant des années Et si on l’enterre ?  Il éclatera et il mourra, mais grâce à sa mort, plein d’autres grains germeront. Cette parole évangélique est très bien suggérée par les mouvements dans la rythme-catéchèse. Comme nous montre le Tessa dans la vidéo (voir pièce jointe), on mime la plante qui élève les bras (branches) vers le ciel et on déploie avec les doigts la multitude de fruits.
  • Cela nous fait penser à l’arbre de Carême de notre église. C’est grâce à la mort et à la Résurrection de Jésus (la graine) que nos bonnes actions deviennent fécondes.
  • Jésus meurt réellement comme la graine. Mais, à la différence de la graine, lui il ne disparaît pas. Il ressuscite avec son corps et son esprit. 
  • Si nous choisissons de le suivre en toute circonstance, dans la joie comme dans la souffrance et dans la mort, nous ressusciterons aussi. Il nous l’a promis : j’attirerai à moi tous les hommes.
  • Mais déjà maintenant nous pouvons traverser la mort avec notre frère qui a mal (être solidaires avec lui dans son mal que nous éprouvons avec lui). C’est ce que le Christ fait, ce que le St. Père a fait en Irak, ce que le personnel médical fait. Toute personne qui vit l’amour chrétien le fait à sa manière en quelque sorte.
  • NB Des expériences sympathiques avec l’enterrement de grains de blé réalisées par Pablo et Joseph, ont rendu la mort du grain de blé, bien « vivante. »
  • Visioconférences pour tous !
  • Ce mercredi 17 mars, de 20 à 22h, soirée Rivespérance, thème: « la transition, un chemin intime ». (à partir et en collaboration avec le Forum st Michel)

Différents « verrous » font en effet obstacle à la transition vers une société plus soutenable, conviviale et inclusive. Ils se situent aussi bien dans les infrastructures et technologies que dans le système économique, politique et dans les habitudes de consommation. Mais la clé ne résiderait-elle pas en nous, dans notre rapport à la nature et les uns aux autres, dans la reconnaissance de la dimension spirituelle et intérieure de ce processus de transition ?

Autour de cette table virtuelle : Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, Charlotte Luyckx, philosophe UCLouvain, Nicolas Van Nuffel, CNCD-11.11.11

S’inscrire par le site : Table ronde – RivEsperance (rivesperance.be)

  • Mercredi 24 mars : de 20 à 21h, Soirée de Carême en Visio animée par Tommy Scholtes et sœur Anne-Claire des Petites Soeurs des Pauvres, de la Rue Haute. Se retrouver ensemble pour écouter un témoignage fort, et partager sur notre montée vers Pâques. Vous pouvez  vous signaler à Tommy.scholtes@tommyscholtes.be pour recevoir le lien du ZOOM de ce soir-là. Bienvenue à tous et toutes. Ce sera la troisième soirée de carême en Visio certes, mais il est bon de nous encourager les uns les autres.
  • Rappel : des vivres non périssables ou produits d’hygiène peuvent être déposés à la sacristie à destination des Petites sœurs des Pauvres. Des bénévoles les redistribuent. Trois grands sacs ont déjà été emportés vers les destinataires.

Bonjour, 10 mars 2021

Le Bonjour des Amis

Quatrième dimanche de Carême –

Notes d’évangile (Jn 3,14-21)

Pharisien… notable juif…

Incognito, Nicodème,

Tu te faufiles, furtif,  

En contre-jour du carême.

Clair-obscur venu de nuit

Te glisser vers Sa Lumière

Pour éprouver près de Lui

L’ombre de ton âme fière,

Tu pressens l’Esprit nouveau.  

–  Rabbi, nous te savons Maître.

De la part de Dieu. D’en-haut,

Car tes signes font renaître

Au Souffle de l’Éternel.

–  Il n’est que le Fils de l’Homme

Qui soit monté jusqu’au Ciel.

Mais le croyant vivra comme

À neuf dès lors qu’élevé

Sous vos yeux, serpent de bronze,

Icône de réprouvé,

Nu, délaissé, loin des onze,

Dieu vous l’aura tout donné. 

Lui, l’aimé, le Fils Unique, 

Moqué, seul, abandonné,

Souffrant la mort des iniques.

St Jean Berchmans°

st- Michel

 10.03.2021 

Livré pour quelques deniers,

Raillé des impies rebelles,

Pour qu’en lui vous obteniez

De vivre de vie nouvelle,

Il sera votre salut. 

Dieu l’envoya dans le monde

Visiter son peuple élu

Pour qu’en Lui la grâce abonde

Et vous libère du mal,

Qui vous gangrène, funèbre.

Vivez du flot baptismal

En confessant vos ténèbres.

Risquez-vous vers la clarté,

Échappez au jugement.

Venez à la vérité.

Dieu vous aime immensément.

Philippe Wargnies sj

A noter dans votre agenda

  • Ce samedi 13 mars, de 9h15 à 11h30 : Matinée Oasis animée par le P. Jean-Yves Grenet… un temps d’enseignement, un temps de prière personnelle, possibilité de vivre le sacrement de Réconciliation. L’eucharistie est à 11h30. Pour l’Oasis, comme pour la messe, s’inscrire sur Kelmesse.org    par le site internet de l’église www.eglisecsm.org
  • Le mercredi 17 mars, 20h. soirée Rivespérance sur la TRANSITION, à partir et en collaboration du Forum st Michel, en visioconférence.

Une table ronde virtuelle ouvrira la démarche de RivEspérance 2021 qui, cette année, si les choses évoluent bien, aura lieu en présentiel à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve, les 8 et 9 octobre.

La soirée du 17 mars se fera donc à distance et aura pour thème: « la transition, un chemin intime ». 

Différents « verrous » font en effet obstacle à la transition vers une société plus soutenable, conviviale et inclusive. Ils se situent aussi bien dans les infrastructures et technologies que dans le système économique, politique et dans les habitudes de consommation. Mais la clé ne résiderait-elle pas en nous, dans notre rapport à la nature et les uns aux autres, dans la reconnaissance de la dimension spirituelle et intérieure de ce processus de transition? Autour de cette table virtuelle:

Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, Charlotte Luyckx, philosophe UCLouvain, Nicolas Van Nuffel, CNCD-11.11.11

S’inscrire par le site : Table ronde – RivEspérance (rivesperance.be)

  • 19 mars : attention spéciale à l’Année saint Joseph (Extrait de Pastoralia)

Avec la Lettre Apostolique Patris corde (avec un cœur de Père), le pape François rappelle le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. À cette occasion, une « année spéciale saint Joseph » court jusqu’au 8 décembre 2021.

Un père aimé, un père dans la tendresse, dans l’obéissance et dans l’accueil, un père au courage créatif, un travailleur, toujours dans l’ombre :  c’est avec avec ces mots, empreints de tendresse, que le Pape François décrit saint Joseph. 

La pandémie de Covid-19 fait comprendre l’importance des personnes ordinaires, celles qui, éloignées des projecteurs, font preuve de patience, insufflent l’espérance et veillent à créer une vraie co-responsabilité. À l’image de saint Joseph, « l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée », et qui, pourtant, « joue un rôle inégalé dans l’histoire du salut ».

Père aimé, tendre et obéissant

Saint Joseph vit sa paternité en ayant « fait de sa vie une oblation de soi, de son cœur et de toute capacité d’amour mise au service du Messie ». En lui, « Jésus a vu la tendresse de Dieu, celle qui nous fait accueillir notre faiblesse », parce c’est « à travers, et en dépit de notre faiblesse » que se réalise la plus grande partie des desseins de Dieu.

Joseph est père dans l’obéissance à Dieu : avec son “fiat”, il sauve Marie et Jésus. Il enseigne à son Fils à « faire la volonté du Père ». Appelé par Dieu à servir la mission de Jésus, «il coopère dans la plénitude du temps au grand mystère de la Rédemption et il est véritablement ministre du salut ».

La prière quotidienne du Pape à saint Joseph

Le pape récite tous les jours une prière à l’Époux de Marie, « qui exprime dévotion et confiance », mais qui est aussi un « certain défi » : « Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir ».

L’équipe Grandir dans la Foi de l’Eglise catholique de Bruxelles a donné la parole à des hommes qui ont développé les dons de st Joseph. Chacun, à sa manière, met ses pas au quotidien dans ceux de saint Joseph.

Nous prévoyons 7 capsules vidéo, autour des thèmes mis en avant par le pape : le service, la fragilité, le oui de Joseph, l’engagement, la créativité, le travail, la paternité.

La dernière capsule sera la bénédiction par notre évêque pour toutes les familles et les « Joseph » de Bruxelles.

Jusqu’à la fête de saint Joseph le 19 mars, nous publierons chaque vendredi une vidéo, précise Dominique Coerten, de l’Equipe Grandir dans la foi : un lieu, un témoignage, un éclairage théologique et la prière donnée par le Pape François.

A découvrir sur les réseaux sociaux et sur  www.cathoutils.be

  • 24 mars : Soirée de Carême en visio animée par Tommy Scholtes et sœur Anne-Claire des Petites Soeurs des Pauvres,  de la Rue Haute. Se retrouver ensemble pour écouter un témoignage fort, et partager sur notre montée vers Pâques. Vous pouvez déjà vous signaler à Tommy.scholtes@tommyscholtes.be pour recevoir le lien du ZOOM de ce soir-là. Bienvenue à tous et toutes. Ce sera la troisième soirée de carême en visio certes, mais nous encourager les uns et les autres.
  • Rappel : La liste des produits à collecter de façon assez pressante pour les Petites Sœurs des Pauvres : – Biscuits, Lait en brique, Confiture, Miel, Sirop de grenadine, Papier WC et essuie-tout, Produit vaisselle (à déposer à la sacristie avant ou après les messes)
  • Le numéro de compte des Petites Sœurs des Pauvres :  BE79 0000 3547 6233

Pistes pour une Catéchèse en famille, par Luana.

Quiconque croit en Lui, a la vie éternelle (Jn 3,14-21)

Commencer par raconter l’épisode du désert auquel l’évangile fait référence : pendant la traversée du désert, des Hébreux sortis d’Egypte qui avaient été mordus par des serpents vénimeux en mourraient. (Leur morsure est une image du mal et du péché qui tuent).  Dieu avait demandé à Moïse de fabriquer un serpent en bronze et de le suspendre en haut d’un bâton. Tous ceux qui ayant été mordus, regardaient l’effigie d’airain, avaient la vie sauve. (Nb 21,7-9). Ainsi, nous dit Jésus, celui qui croit au Fils de l’homme élevé vers le ciel sur le bois de la croix, reçoit déjà à partir de maintenant, la vie éternelle.

Demander des explications sur la signification du mot élevé; il signifie dressé, mais a aussi un sens spirituel: à l’Ascension, Jésus a été élevé au Ciel. Dans l’évangile de Jean l’élévation de Jésus en croix garde cette double signification.

Montrer aux enfants le caducée, emblème des médecins, sur lequel est représenté le bâton du dieu de la médecine, Asclépios. Cette image sur le fond de la croix rouge a pour les médecins chrétiens une connotation biblique aussi en référence au serpent d’airain et à la croix du Christ qui nous sauve. 

Lecture de l’évangile. Prière : quelques instants d’adoration de la croix avec un refrain de méditation, par ex : chanter le nom de Jésus

Avec les enfants de 9+ ans, on peut aller plus loin.

L’évangile d’aujourd’hui raconte une partie de la rencontre entre Nicodème et Jésus. Nicodème, notable juif vient chez Jésus la nuit. « Il émerge de la nuit. Dans l’évangile de Jean, l’homme a toujours un rapport avec la nuit. Il est appelé de passer de la nuit à la lumière… L’homme n’existe vraiment que dans le mouvement qui l’ouvre à la lumière. » (Eloi Leclerc).

Demander aux enfants les significations du mot lumière dans la Bible (lumière de la foi ; Christ est la Lumière).

Donner aux enfants des mots de la colonne de gauche et leur demander de chercher leurs antonymes dans le texte :

Lumière                                    /    ténèbres, obscurité v.19

Ne pas être jugé                    /      être jugé vv. 17,18

Croire                                    /       ne pas croire v. 19

Être sauvé                            /         périr      v. 16

Expliquer le mot croire. Croire en Christ se manifeste par les bonnes oeuvres, comme nous l’a montré le St. Père, pèlerin de Paix en Irak. (Expliquer les enjeux multiples de cette visite en Irak: encourager les chrétiens pércutés et les aider; oeuvres pour la bonne entente entre chrétiens, musulmans et autres confessions).

Croire au Christ suppose une attitude de sincérité et de vérité profonde. Da la même manière, faire la vérité signifie faire le bien selon sa conscience.

Celui qui croit en Christ-Lumière sera sauvé. Il ne sera pas jugé.

Après avoir écrit au préalable les mots de la colonne de gauche sur des cartons, demander aux enfants de reconstituer la phrase. Ensuite la coller sur un carton et l’afficher au coin religieux.

Avant de terminer par l’adoration du crucifix, relisons le v. 16 qui met l’accent sur l’amour de Dieu pour nous. Pendant l’adoration on peut chanter deux, trois fois le refrain: Lumière du monde, nous marchons vers toi. Fils de Dieu, tu nous sauveras. www.choralepolefontainbleau.org.

Le Bonjour du 4 mars 2021

Le Bonjour des Amis

Eglise St Jean Berchmans st- Michel               04.03.2021     

Troisième dimanche de Carême

Notes d’évangile  (Jn 2,13-25)

Ce Temple était leur fierté :

pour recouvrer sa beauté,

quarante-six ans de peine !

Et là, sa fureur soudaine. 

Qu’a-t-il à s’emporter là ? 

 Pourquoi cet éclat, pourquoi

cette éruption de colère ?

– À la gloire de son Père.

Son Fils Le connaît trop bien.

Lui seul sait vraiment combien

son Dieu nous est le Tout-Autre

quand bien même il est le nôtre.

Lui, le créateur des cieux,

des colombes et des bœufs.

De son Christ, qui le contemple, 

le Corps est l’ultime Temple.

Oui. L’amour de Sa maison :

voilà la sainte raison

d’un esclandre au sanctuaire,

reconduit à la prière.

Car c’est bien là son tourment :

d’en voir le chambardement

dans la fièvre du commerce.

Voilà ce qui le transperce.

Dès que dans la foule on sut

le grand sens dessous dessus,

que les Juifs l’interpellèrent,

qu’un signe ils lui réclamèrent,

il annonça les trois jours

d’un divin compte à rebours.

Les siens se le rappelèrent

avec ses mots de naguère

lorsque, des morts éveillé,

à leurs yeux trop endeuillés

il parut. Alors ils curent

sa parole. Et l’Écriture.

Philippe Wargnies  sj

  • Soirée rencontre en Visio ce mercredi : le message du pape François pour le carême

Des personnes visibles, d’autres non, mais vous avez été près de 40 à participer à la soirée Visio de carême pour la présentation du message de carême du pape François. Echanges nourrissants  ensuite… (à relire dans le Bonjour de la semaine dernière).

  • Prochaine soirée de carême, le 24 mars, en Visio Zoom,  20h  : « Une année dédiée à st Joseph. Les petites sœurs des Pauvres de Bruxelles. Intervention de sœur Anne-Claire, Petite Sœur des Pauvres.  

Projet de carême … proche de nous.

Les Petites Sœurs des Pauvres accueillent au « Home Saint Joseph », à la Rue Haute (dans les Marolles), depuis plus de 160 ans des Personnes Âgées démunies pour accompagner paisiblement les dernières années de leur vie. Pour assurer leur subsistance et l’entretien de leur maison, elles ont recours à la quête sous toutes ses formes.

Le financement du Home est assuré par l’INAMI, par la participation des personnes âgées elles-mêmes avec leur pension, et par l’apport indispensable des dons.

Elles vous proposent de vous joindre à la grande chaîne de solidarité autour des Personnes Âgées en faisant un don, qui servira à effectuer certains gros travaux (remplacement de châssis et travaux de circulation d’eau chaude) ou bien de vous joindre à la quête de produits d’usage courant dans cette église St Jean Berchmans.

Notre numéro de compte des Petites Sœurs des Pauvres :  BE79 0000 3547 6233

La liste des produits à collecter de façon assez pressante est :

– Biscuits

– Lait en brique

– Confiture, Miel

– Sirop de grenadine

– Papier WC et essuie-tout

– Produit vaisselle

Détail important : Nous ne pouvons pas accepter de produits périmés ou déjà ouverts…Ce serait pour nous une aide considérable si les paroissiens acceptaient de répondre à cette quête. Nous prions chaque jour aux intentions de nos bienfaiteurs qui nous aident dans la réalisation de cette belle mission qu’est la nôtre.

Il nous reste à voir comment nous pouvons nous organiser pour acheminer les denrées jusqu’à chez nous. Peut-être avez-vous des fidèles qui accepteraient de rendre ce service régulièrement (en cas de réception de produits à date assez courte, il faut pouvoir les consommer rapidement !)

La Collecte st Jean-Berchmans courra jusqu’au dimanche des Rameaux.

Union de prières en ce mois de St Joseph,

Sr Anne-Claire, psdp

Catéchèse en famille avec Luana

Jésus purifie le Temple (Jn 2, 13-25). Pistes pour une catéchèse familiale

La maquette à Jerusalem du Temple.

Avant la lecture de l’évangile, donner aux enfants quelques informations culturelles: à l’occasion de la fête de Pâque (se souvenir de la sortie d’Egypte  qui est célébrée à cette occasion), les pèlerins venus à Jérusalem offraient à Dieu des animaux en sacrifice pour le pardon de leurs péchés. Les plus riches achetaient de boeufs, les plus pauvres des oiseaux: colombes et tourterelles. Ces animaux étaient payés avec la monnaie du Temple d’où la présence des changeurs d’argent. C’était un immense commerce et une atmosphère de marché et de foire, avec les beuglement des boeufs, le bêlement des moutons, le roucoulement des colombes, le tintement des monnaies, les marchandages à haute voix, les bruits causés par le transport des caisses et des animaux, les cris des marchands qui vantaient leur marchandise. Vous imaginez bien comme cela était difficile de prier et de se recueillir dans ce brouhaha. Piètre image de la grandeur et de la sainteté de la Maison de Dieu, transformée ainsi en une caverne de trafic comme le dit l’évangile.

L’indignation et la colère de Jésus face à cette situation s’exprime à travers un geste prophétique: muni d’un fouet et il chasse du Temple animaux et marchands et renverse les tables des changeurs d’argent. Par son geste, en fait, il renverse un ordre qui était établi: la venue du Christ rendra les sacrifices sanglants dépassés et inutiles. Son acte d’une nouveauté radicale, purifie le Temple.

Lecture de l’évangile. Laisser émerger les questions des enfants. A préciser que par son geste, Jésus ne violente physiquement ni humains, ni bêtes. Au contraire c’est lui qui sera victime de la violence: Détruisez ce temple et, en trois jours, je le relèverai… dit-il en annonçant sa propre mort et sa résurrection.

A retenir certaines expressions: la maison de mon Père. Où avons-nous rencontré cette appellation? (Le recouvrement de Jésus au Temple à 12 ans). En nommant Dieu « Père » et notamment son Père, Jésus révèle qui il est lui-même. 

Le Santuaire, la partie la plus sacrée du Temple, c’est son propre Corps.

St. Paul va développer cette théologie, car nous aussi, en tant que fils adoptifs nous sommes temple, maison de Dieu. Dieu habite en nous.

Fermons les yeux et imaginons les personnes qui passent dans rues, qui travaillent dans les hôpitaux, nos camarades à l’école: ils sont chacun Présence de Dieu. Avec un geste de révérence adressons-nous les uns aux autres en famille en disant à chacun: Tu es présence de Dieu.

NB 1 Il y a un chant joyeux qui dit ce mystère: Plein de force, plein d’amour, plein de gloire, tu es le Temple de l’Esprit! (www.etienneetnoelle.fr> n10)

NB 2 N’oublions pas de fleurir notre grand arbre de Carême!

  • Le cardinal De Kesel, la pandémie et la maladie

Il y a un an, la pandémie débutait dans nos régions. Au même moment, le cardinal Jozef De Kesel est tombé gravement malade. Dans la nouvelle édition de Pastoralia, le bimestriel de l’archevêché de Malines-Bruxelles, le cardinal témoigne très ouvertement comment il a vécu cette double épreuve. Et comment il s’est fortement attaché à la Prière des Heures, avec les psaumes et les passages de l’Ecriture sainte.

Le Cardinal De Kesel: « Celui qui se voit confronté à une crise ou qui est gravement éprouvé, souhaite en connaître la fin le plus rapidement possible. Voilà bien une réaction normale. Cela dit, j’ai toujours été fasciné par une petite phrase du Livre de l’Exode, au chapitre 13. On y décrit le Peuple de Dieu prêt à quitter l’Egypte, en route vers la Terre promise. Cela n’aurait en soi aucun sens de faire pendant quarante ans un large détour par le désert ! De fait, on peut rejoindre cette Terre en allant tout droit vers le nord : voilà un chemin bien plus court. Mais le Seigneur se fait du souci… car sur cette voie rapide, on rencontrera les Philistins, au risque de ne pas survivre à cette confrontation. De peur, le Peuple élu risque de vouloir faire demi-tour vite fait bien fait.  Alors surgit cette petite phrase tout à fait surprenante : ‘Dieu fit donc faire au peuple un détour par le désert (Ex 13,17).

On dit d’une épreuve qu’elle doit être supportée. Qu’on doit la traverser. Cela demande du temps.

Bien évidemment, on veut aussi vite que possible retourner à l’ordre du jour habituel, pour mettre en œuvre ce qu’on était habitué à faire. Mais le détour, avec toute la patience qu’il requiert, aidera à redécouvrir ce qui risquait d’être oublié par les habitudes et la routine du quotidien. C’est ce qui m’est arrivé. Au fil de l’épreuve, très concrètement, je me suis fortement attaché à la Prière des Heures, avec les psaumes et les passages de l’Écriture sainte. J’aimerais vous partager cette expérience. » Lire l’entièreté du témoignage du cardinal ici… (« Dieu fit faire un détour à son peuple » – Le site de l’Eglise Catholique en Belgique (cathobel.be)

Bonjour du 26 février 2021

Le Bonjour des Amis

Eglise St Jean Berchmans ° st- Michel           24.02.2021                                      

Deuxième dimanche de Carême – Notes d’évangile (Mc 9,2-10)

Eux trois, jadis appelés

À tout quitter pour le suivre.

À laisser là, sur la rive,

Leurs filets encor mêlés. 

Eux seuls, Pierre, Jacques et Jean,

À l’écart sur la montagne.

Cette blancheur qui Le gagne

Du visage aux vêtements…

Transfiguré devant eux !

Puis, soudain, Moïse, Élie :

Sa présence les relie

En colloque sous leurs yeux.

« Rabbi – cri du cœur de Pierre –,

Comme à nous six il est bon

De demeurer sur ce mont :

Le Ciel y rejoint la terre !

Laisse-nous dresser trois tentes,

Une pour chacun de vous. »

Simon ne voit pas jusqu’où

Sa frayeur glisse à sa pente…

De l’ombre de la nuée

Une voix se fait entendre.

Le Père qui seul l’engendre 

Révèle son Bien-Aimé.

Qui donc saura l’écouter

Au lendemain qu’il annonce ? 

Le Ciel – il le faut – renonce

À prolonger la clarté

Du futur Ressuscité.

Car il faut d’abord qu’il passe

Par les crachats sur sa Face.

Pour qu’ils puissent raconter

Cette Transfiguration,

La mort doit être vaincue.

La gloire juste entrevue,

Le seuil en est la Passion.

                               Philippe Wargnies sj

Actualités de l’église st Jean Berchmans

  • Pour les inscriptions aux messes, allez directement au site www.eglisecsm.be de notre église. Sur la première page, vous voyez deux boutons rouges « messes en distanciel » pour faire démarrer la vidéo à l’heure de la messe diffusée (11h30 dimanche, et 17h30 le samedi, et 18h30 en semaine).  Et le bouton « messes en présentiel ». En cliquant vous êtes sur le site de Kelmesse.org, et vous vous inscrivez. Merci à David pour ces mises à jour du site.
  • Ce samedi 27 février, de 9h15 à 11h30, Matinée Oasis à la chapelle ND des Apôtres animée par le P. Tommy Scholtes (s’inscrire par le site de l’église www.egliscsm.be). S’inscrire aussi à la messe de 11h30 si on souhaite y participer. Restent 3 places.
  • Ce mercredi 3 mars à 20.15, nous vous proposons une soirée sur le thème du message de carême du pape François (voir ci-dessous). Une soirée d’échange aussi entre nous. Une manière de nourrir nos réflexions, méditations et gestes de carême. Merci d’envoyer votre demande de recevoir le lien Zoom en envoyant un petit mail à Tommy.scholtes@tommyscholtes.be.
  • Merci à ceux et celles qui compensent les minces collectes en versant quelque chose sur le compte de l’église. On éclaire beaucoup… le chauffage n’est pas encore coupé… Compte de l’église :

EGLISE SAINT-JEAN BERCHMANS, Boulevard Saint-Michel 24- 1040 BRUXELLES,

BE76  0016  7006  8295

BIC GEBABEBB

Le message du Saint-Père pour le Carême 2021 publié le vendredi 12 février 2021 : « Voici que nous montons à Jérusalem… (Mt 20,18) ». Le Carême, un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité.

S.S. Le pape François, s.j.

Chers Frères et Sœurs,

En annonçant à ses disciples sa Passion, sa mort et sa résurrection, accomplissant ainsi la volonté de son Père, Jésus leur révèle le sens ultime de sa mission et il les appelle à s’y associer, en vue du salut du monde.

En parcourant le chemin du Carême, qui nous conduit vers les célébrations pascales, nous faisons mémoire de Celui qui nous a aimés « devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2,8). Dans ce temps de conversion, nous renouvelons notre foi, nous puisons « l’eau vive » de l’espérance et nous recevons le cœur ouvert l’amour de Dieu qui fait de nous des frères et des sœurs dans le Christ. Dans la Nuit de Pâques, nous renouvellerons les promesses de notre baptême pour renaître en hommes et femmes nouveaux par l’intervention du Saint Esprit. L’itinéraire du Carême, comme l’itinéraire chrétien, est déjà entièrement placé sous la lumière de la résurrection, qui inspire les sentiments, les attitudes ainsi que les choix de ceux qui veulent suivre le Christ.

Le jeûne, la prière et l’aumône, tels que Jésus les présente dans sa prédication (cf. Mt 6, 1-18) sont les conditions et les expressions de notre conversion. Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active.

1. La foi nous appelle à accueillir la Vérité et à en devenir des témoins, devant Dieu et devant tous nos frères et sœurs.

Pendant ce temps du Carême, recevoir et vivre la Vérité manifestée dans le Christ c’est avant tout se laisser toucher par la Parole de Dieu et qui nous est transmise, de générations en générations, par l’Eglise. Cette Vérité n’est pas une construction de l’esprit qui serait réservée à quelques intelligences supérieures ou séparées. Elle est un message que l’on reçoit et que l’on peut comprendre grâce à l’intelligence du coeur ouvert à la grandeur de Dieu qui nous aime, avant que nous-mêmes en ayons conscience. Cette Vérité c’est le Christ lui-même, qui, en assumant pleinement notre humanité, s’est fait Voie – exigeante, mais ouverte à tous – conduisant à la plénitude de la Vie.

Le jeûne, vécu comme expérience du manque, conduit ceux et celles qui le vivent dans la simplicité du cœur à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image et ressemblance qui trouvent en lui leur accomplissement. En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, ceux qui jeûnent deviennent pauvres avec les pauvres et ils « amassent » la richesse de l’amour reçu et partagé. Compris et vécu de cette façon, le jeûne nous aide à aimer Dieu et notre prochain car, comme Saint Thomas d’Aquin l’enseigne, il favorise le mouvement qui amène à concentrer l’attention sur l’autre en l’identifiant à soi-même (cf. En. Fratelli tutti, n. 93).

Le Carême est un temps pour croire, c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous (cf. Jn 14, 23). Jeûner consiste à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur.

2. L’espérance, comme “eau vive” qui nous permet de continuer notre chemin

La Samaritaine à qui Jésus demande à boire au bord du puit ne comprend pas lorsqu’il lui dit qu’il peut lui offrir une “eau vive” (Jn 4, 10). Au début, elle pense naturellement à l’eau matérielle. Mais Jésus parle de l’Esprit Saint qu’il offrira en abondance dans le Mystère pascal et qui nous remplira de l’espérance qui ne déçoit pas. Lorsqu’il évoque sa passion et sa mort, Jésus annonce déjà l’espérance en disant : « Le troisième jour, il ressuscitera » (Mt 20, 19). Jésus nous parle de l’avenir grand ouvert par la miséricorde du Père. Espérer, avec lui et grâce à lui, c’est croire que l’histoire n’est pas fermée sur nos erreurs, nos violences, nos injustices et sur le péché qui crucifie l’Amour. Espérer c’est puiser le pardon du Père de son Cœur ouvert.

Dans le contexte d’inquiétude que nous vivons, où tout apparaît fragile et incertain, parler d’espérance pourra sembler provocateur. Le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée (cf. Laudato si’, non. 32, 33, 43, 44). C’est l’espérance en la réconciliation à laquelle Saint Paul nous exhorte avec passion : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20). En recevant le pardon, dans le sacrement qui est au cœur de notre démarche de conversion, nous devenons, à notre tour, des acteurs du pardon. Nous pouvons offrir le pardon que nous avons-nous-mêmes reçu, en vivant un dialogue bienveillant et en adoptant un comportement qui réconforte ceux qui sont blessés. Le pardon de Dieu permet de vivre une Pâque de fraternité aussi à travers nos paroles et nos gestes.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (En. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).  


Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

3. La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.
« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Église, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours
François

Transfiguration (Mc 1, 2-8) pistes pour une catéchèse familiale

Après la lecture de l’évangile, contemplons la Parole exprimée par l’art !

Imaginons-nous dans l’église du monastère de Clerlande ! Au-dessus de nos têtes la superbe mosaïque de la Transfiguration remplit la voûte, elle remplit et ravit nos cœurs.

Par ses dimensions, mais aussi par sa forme arrondie, elle évoque le ciel, la Création. Elle nous englobe, nous y sommes abrités un peu comme dans le ventre maternel, mais aussi submergés par sa grandeur. Nous sommes sur la montagne de Thabor et de l’église, la montagne étant un lieu biblique de la Révélation. Cette lumière ardente nous rappelle l’Horeb et le Buisson ardent. En effet, sur notre gauche voici Moïse avec les tables de l’Alliance et à droite, Elie avec le rouleau déployé des prophètes. Elie est le prophète dont le coeur brûlait pour Yahvé et qui a été enlevé au Ciel par un char de feu, image de l’Amour du Seigneur.

Au milieu de la voûte baignée d’or, nous contemplons Jésus qui nous éblouit. C’est déjà un Christ en majesté. Son attitude est royale et ses pieds ne touchent plus le sol. Ses vêtements sont plus blancs que neige et son visage est transfiguré, sa beauté intérieure paraît à travers (trans) son apparence humaine. Il semble élevé vers les profondeurs du Ciel (cercle supérieur de la voûte). Bientôt la nuée va le cacher à notre vue, mais toute son attitude (regard, bras) la montre tournée vers le Père comme celui-ci est tourné vers son Fils, Voici mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le !

Mais à qui s’adresse le Père ? Dans la partie inférieure de la voûte nous apercevons sur la montagne, les trois apôtres dans des attitudes d’émerveillement, d’accueil et de contemplation. Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ; dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie !

Plus de 2000 années se sont écoulées depuis cet événement. La nuée continue à voiler l’éclat de la Résurrection et pourtant la voix du Seigneur résonne toujours pour les disciples que nous sommes. Nous voici en bas de la montagne. Allons-nous planter nos tentes là-bas ou allons-nous retourner à notre Galilée quotidienne ? Les deux, espérons-le ! Celui qui regarde vers Lui resplendira. (Ps 33, 6)

NB. Suggestions pédagogiques ; Chaque fois que nous proposons aux enfants la découverte d’une œuvre d’art, il est intéressant de le faire de manière active. Certes, ce n’est pas la même chose si on découvre la mosaïque d’une voûte dans une église ou si on regarde une petite image sur un téléphone mobile. L’émotion esthétique sera différente, mais la grâce à ses chemins propres. En regardant une diapositive sur Lourdes par exemple, j’ai reçu une grâce de joie que je n’ai pas ressentie quand je suis allée à Lourdes. Dans ce cas précis de la mosaïque, je propose de regarder cette image sur l’écran plus grand. Garder un instant de silence. Demander aux enfants ce qu’ils aiment dans l’œuvre projetée. Leur poser des questions : qui est le personnage… ou se trouvent-ils ? Qu’exprime telle attitude ? Que déroule Elie dans ses mains ? etc. Leur donner ensuite le complément d’info nécessaire. Eteindre l’écran et fermer les yeux. Proposer de « regarder « cette image intérieurement. Terminer par une Parole ou un refrain Taizé.