100 personnes à nouveau

                                             Le Bonjour des amis de l’église st Jean Berchmans ° st Michel                              28.07.2020

Communiqué des évêques de Belgique

Le nombre maximum de fidèles est à nouveau de 100 personnes pour les célébrations religieuses publiques

En application du Conseil national de Sécurité du 27 juillet 2020, de nouvelles mesures ont été décidées par le Gouvernement fédéral, qui seront d’application à partir du mercredi 29 juillet. A partir de cette date, seules 100 personnes au maximum pourront être présentes lors d’une célébration religieuse publique. La distance d’1m50 reste en vigueur, de même que l’obligation pour les fidèles de porter le masque durant la célébration ainsi que celle de se désinfecter les mains lors de l’entrée dans l’église, cette dernière étant un lieu public. Ces mesures seront d’application jusqu’à la fin du mois d’août.

Les autres mesures du protocole pour les célébrations dans les églises catholiques restent en vigueur. Le protocole se trouve en ligne sur les sites de Cathobel.be et de Kerknet.be

Au cœur de l’été, les célébrations eucharistiques demeurent des temps essentiels pour nourrir notre vie spirituelle et notre engagement de chrétien. Nous espérions un assouplissement des restrictions pour participer à l’Eucharistie au mois d’août mais cela ne sera malheureusement pas possible. Il est sage pour l’Eglise d’assumer avec tous les citoyens une responsabilité collective afin d’enrayer de nouveaux développements du Covid-19.

Conscients que la crise du Covid-19 est loin d’avoir épuisé toutes ses conséquences, nous portons dans la prière celles et ceux qui en sont particulièrement affectés.

Les Evêques de Belgique

28 juillet 2020

Concrètement dans notre église st Jean Berchmans ° st Michel

NOUVEAUX HORAIRES à partir du 29 juillet et pour le mois d’août :

       Week-end : Samedi 17h30. Dimanche 8h30, 10h, 11h30, 18h30, 20h

       Semaine : 7h30, 11h30, 18h30

Pour la fête de st Ignace ce 31 juillet, nous célébrerons l’eucharistie en plein air, avec distanciation et masques à 18 heures comme prévu. La météo est annoncée comme bonne. Malheureusement, nous devrons renoncer à la partie de la collation. Du coup, nous pouvons y être à 200 parce que nous serons à l’extérieur.

Pour les week-ends, nous ajoutons à nouveau une célébration à 20 heures le dimanche pour permettre au plus grand nombre possible de vivre l’Eucharistie. Nous pouvons envisager de diffuser à nouveau la célébration par Facebook si vous nous le demandez. Nous vous recommandons d’arriver bien à temps pour les célébrations pour pouvoir vous installer à l’aise, avec désinfection des mains et port du masque. Merci à ceux et celles qui assuraient les services « d’anges gardiens » de reprendre leur service, accueil, comptage, désinfection des mains, accompagnement du mouvement de communion et de sortie. Nous respecterons la norme de 100 personnes présentes par célébration.

Pour rappel, les coordinateurs de célébrations sont :

Certains seront en congé ces jours-ci… Merci à eux d’essayer de trouver quelqu’un pour suppléer…

Bien conscient que toutes les décisions prises nous touchent tous et toutes, nous vivrons ce temps dans la confiance en prenant soin les uns des autres et en nous portant dans la prière,

Pour l’équipe pastorale,

Tommy Scholtes sj

02 739 33 65

Tommy.scholtes@tommyscholtes.be

Le bonjour du 01.07.2020

Le Bonjour des amis                                                                 Eglise st Jean Berchmans ° st Michel               

01.07.2020

Du 17 août au 13 septembre
de 7h à 22h
au Forum Saint-Michel, à Montgomery

Au Forum st Michel

Le Forum Saint-Michel propose à des étudiants motivés un environnement calme et inspirant pour se concentrer sur les examens de fin d’année / travaux & mémoire de fin d’études.

Vous pourrez profiter du réseau wifi, de nos copieurs (dont un A3 couleur) ainsi que de la cafétaria. Un jardin calme et agréable est également disponible. La chapelle est accessible et une eucharistie quotidienne à l’église est célébrée pour ceux qui le désirent. Possibilité de rencontrer un père jésuite ou un animateur du Forum Saint-Michel.

Participation financière demandée : 10 € /semaine.
Caution de 10 € pour le badge d’accès.

HORAIRES des célébrations pour le mois juillet et août 2020 – 200 personnes max. (400 en août) seront autorisées. On garde les distanciations 1m50.

Parking possible dans la Cour du Collège.

Toutes les célébrations ont lieu à l’église St Jean Berchmans.

En semaine :  7h30, 11h30, 18h30

Le week-end : SAMEDI SOIR : 17h30   –    DIMANCHE :  8h30, 10h, 11h30, 18.30

C’est l’été : vive les vacances ! Mais au fond, quel est le sens profond des vacances ? Et à quoi ressembleraient des vacances justes et responsables ?

Venez-en discuter au Forum Saint-Michel.  Ou, depuis chez vous, via le live Facebook.

En pratique : le mercredi 8 juillet, à 20h00.

– En présentiel : Au Grand Parloir – Boulevard St-Michel, 24 à 1040 Bruxelles  (arrêt Montgomery)

– Facebook live via le profil de Tommy Scholtes

PAF : 5€ (comprend le dernier numéro de la revue)  –  Inscription souhaitée : info@centreavec.be. www.centreavec.be – 02 738 08 28

GE

Vos petits dons comme les plus grands aident… il y a quinze jours, la foudre nous a coupé certaines cloches et internet… vous voyez ce que je veux dire… réparations ! pas de bol ! Assurances oui… Tout ? sans doute pas

Compte de l’église : Boulevard Saint-Michel 24- 1040 BRUXELLES,

EGLISE SAINT-JEAN BERCHMANS 

BE76  0016  7006  8295

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« Une espérance à offrir »

Une lettre de Évêques de Belgique

Les semaines que nous venons de vivre ont été historiques. À beaucoup d’égards, elles furent aussi éprouvantes. Bien des personnes, des familles et des communautés ont été durement atteintes, que ce soit par le deuil, la maladie, la perte d’un emploi, l’isolement. Nous pensons d’abord à elles, et tenons à leur exprimer toute notre compassion.

Ce temps de confinement nous a aussi permis à tous d’observer de nombreux gestes de solidarité. Tant de gens ont donné de leur temps, de leurs talents. De voisins ou de parfaits inconnus, ils se sont fait le prochain. Nous croyons que Dieu n’a pas été absent : malgré les moments d’obscurité, nous avons pu percevoir sa proximité et sa Pâque plus forte que les ténèbres. Nous rendons grâce pour ces nombreux signes de l’Esprit à l’œuvre.

Pour les chrétiens, l’impossibilité de vivre les sacrements et de se retrouver en communauté a constitué une véritable épreuve. Être éloignés de nos frères et sœurs nous a coûté. Nous tenons à vous remercier très vivement d’avoir pris soin de respecter les lourdes règles qui nous étaient imposées. C’est avec prudence, mais avec une joie profonde, que nous pouvons, depuis quelques semaines, goûter à nouveau à la communion communautaire “en présentiel”.

Loin de nous immobiliser, ce temps de confinement nous a aussi permis de faire preuve d’une créativité nouvelle. Dans tant de paroisses, d’unités pastorales, de communautés, des baptisés se sont levés, se sont mis ensemble, ont pris des initiatives. Parfois de façon très humble, dans l’urgence, vous avez inventé de nouvelles manières de faire Église. Nous avons été touchés par ces gestes de sollicitude, ces services concrets, cette inventivité pastorale. Sans doute avons-nous aussi découvert – ou redécouvert – certaines dimensions que la routine risque parfois de nous faire oublier: l’écoute des autres et de la Parole, la prière personnelle ou familiale, l’importance d’un rythme de vie apaisé pour la réflexion, la relecture, le dialogue. Parallèlement, nous avons ressenti en creux combien nous étaient essentielles la rencontre, l’affection, l’entraide, la communion entre nous et avec Dieu. Nous vous encourageons à demeurer en éveil, à ne pas cesser de rester créatifs. Ensemble, continuons à rendre nos communautés plus belles parce que plus fraternelles, plus sensibles aux blessures de chacun et aux soifs de ce monde. Continuons de soigner nos célébrations pour qu’elles soient sources d’intériorité et d’engagement.

Voilà que demain pointe déjà le jour. Le monde d’après sera-t-il différent du monde d’hier? Là où il se trouve, chacun a en tout cas le pouvoir de le rendre meilleur. L’épreuve nous a d’ailleurs permis d’identifier quelques défis majeurs pour notre temps. Comment apporter notre soutien aux victimes d’une crise sociale dont nous commençons seulement à percevoir les effets? En particulier, comment accompagner les jeunes et nous montrer solidaires des personnes âgées, si souvent frappées par la solitude? Comment offrir une place à ceux que notre société tend à laisser de côté ou aux portes de nos frontières? Comment donner considération et dignité à ceux qui travaillent au service de tous, trop souvent dans la précarité? Comment chercher du sens et cultiver l’espérance face aux incertitudes? Comment accueillir et respecter la vulnérabilité de nos vies? Comment nous engager face à l’immensité des défis écologiques, sociaux, économiques?

Sur aucune de ces questions, nous n’avons de formule magique. Mais nous pouvons puiser dans notre foi et nos partages communautaires des ressources pour discerner, et pour agir aux côtés des autres individus et groupes de notre société. Nous invitons les communautés chrétiennes à s’engager, d’un même élan, dans le cœur de Dieu et au cœur du monde. Nous y sommes envoyés par le Christ, par notre baptême. Confronté à cette pandémie, ce monde, capable de grande générosité, est aussi en proie au doute. Offrons-lui notre solidarité, notre espérance et la joie de l’Évangile.

Que cet été soit un temps propice pour nous reposer et nous connecter à l’essentiel. Qu’il nous offre aussi l’occasion de rechercher activement le désir que Dieu a pour chacun de nous, pour Son Eglise et pour notre monde.

En profonde communion avec vous,

Vos Évêques

                          30 juin 2020

Protocole de l’Eglise Catholique

en vue de la reprise des célébrations liturgiques

PHASE 2, à partir du 1er juillet 2020

 Pourquoi ce protocole?

Depuis le 1er juillet, nous sommes dans la seconde phase de la reprise des célébrations liturgiques publiques. Le Conseil national de Sécurité a décidé qu’à partir du 8 juin une partie des célébrations liturgiques publiques pouvaient reprendre dans chaque église moyennant le suivi du présent protocole. (voir Arrêté Ministériel du 5 juin) Chaque paroisse décide si, quand et comment redémarrer dans des conditions de sécurité.

Le présent protocole est applicable à partir du 1er juillet 2020 et fournit les indications nécessaires. Il s’agit d’un document dynamique, conçu sur base d’une réflexion approfondie, d’une consultation sociale et de questions concrètes du terrain. Il peut permettre de vérifier si tous les aspects d’un redémarrage dans une paroisse ont déjà été envisagés. Il peut également aider à déterminer ce qui est possible en fonction de la situation spécifique de chaque paroisse.

Il faut garder à l’esprit que le déroulement de chaque célébration peut entrainer des implications pour d’autres paroisses et communautés de croyants. Les croyants et les prêtres célèbrent en effet l’eucharistie dans différentes paroisses. Le présent protocole en tient compte. Il nous propose une direction identique, dans le respect de la responsabilité de l’unité pastorale et des fabriques d’église.

Les églises de monastères, d’abbayes et de couvents accessibles au public peuvent se baser sur le présent protocole.

 Principes généraux

I.         La santé et la sécurité de tous ceux qui se rendent à l’Eglise prioritaire

Le risque zéro n’existe pas, même hors période de coronavirus. Mais sans garanties médicales suffisantes, les célébrations ne reprendront pas. Le présent protocole a été élaboré en concertation et sur conseil des experts qui déterminent la stratégie globale de sortie. Chaque reprise sera accompagnée de mesures de sécurité nécessaires.

La santé mentale de chaque personne qui se rend à l’église est également prise en compte. Malgré la situation de force majeure source de peur et d’incertitude, nous veillerons au maintien d’une assistance spirituelle individuelle et collective. C’est un défi important pour lequel chacun mérite respect et soutien.

II.        L’équipe pastorale de l’unité pastorale est La PREMIère RESPONSABLE DU DÉROULEMENT CONCRET DES CÉLÉBRATIONS ET PEUt COMPTER SUR LE SOUTIEN DU DIOCÈSE ET DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE

Même en période de coronavirus, les équipes pastorales en concertation avec les fabriques d’église  sont les mieux placées pour gérer le déroulement des célébrations et réagir rapidement aux différentes situations. La confiance dans leur professionnalisme est donc plus que jamais d’application.

  1. L’équipe pastorale décide dans quelles paroisses, quand et comment les célébrations démarreront.
  2. Les célébrations dans une paroisse ne seront reprises que si cela peut être fait de manière suffisamment sécuritaire et réalisable.
  3. La sécurité de tous ceux qui se rendent à l’Eglise est une condition de base absolue pour le redémarrage des célébrations. On prévoit des mesures de sécurité physique et de bien-être mental.
  4. L’objectif est de créer un environnement ecclésial aussi sûr que possible, tout en essayant de limiter au maximum le risque de contamination. 
  5. La distanciation sociale est maintenue.
  6. Les ministres du culte et les fidèles malades restent à la maison. Les symptômes varient d’une maladie modérée à sévère des voies respiratoires s’accompagnant de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. Plus d’info sur https://www.info-coronavirus.be/
  7. L’utilisation de masques buccaux par les ministres du culte et les fidèles avant et après les célébrations est fortement recommandée.

III.      Conseils pour l’équipe pastorale de l’unité pastorale

  1. Prévoir dès que possible et dans le respect des règles de distanciation, une réunion avec l’équipe pastorale pour prendre la décision et discuter des applications concrètes du présent protocole.
  2. Se concerter avec la fabrique d’église au sujet de l’achat des produits nécessaires.

Selon la loi les frais sont à la charge de la fabrique d’église.

  • Déterminer ensemble le nombre de personnes qui pourront participer à l’eucharistie ainsi qu’une méthode pour communiquer cette limite et la mettre en œuvre. Sans doute il faudra prévoir un système de réservation.
  • L’équipe pastorale choisit quelques personnes qui pourront assurer le service d’ordre et leur donne une veste ou un signe spécifique qui permette de les reconnaitre comme service d’ordre.
  • Organiser une concertation régulière avec l’équipe pastorale pour savoir ce qui se passe dans l’église.
  • Conclure des accords clairs avec les tiers : nettoyage, fournisseur, réseaux de soutien, …
  • Communiquer à temps aux fidèles le déroulement de la reprise dans la paroisse et les mesures prises par l’Église pour que cela se fasse dans des conditions de sécurité.
  • Après la première célébration, prévoir une réunion de l’équipe pastorale pour évaluer et ajuster le déroulement des célébrations si nécessaire.

organisation concrète des célébrations

IV.      Mesures générales

  1. Maintien de la plus grande distance possible (distance sociale), la distance minimale entre les personnes dans le cadre de la distance sociale étant d’1,50 mètre, sauf pour les familles (personnes vivant sous le même toit).
  2. Nombre de fidèles / ministre du culte dans l’église

A partir du 1er juillet maximum 200 personnes présentes par bâtiment d’église dans le respect de la distance sociale seront admis. A partir du 1er août, si le virus Covid-19 continue à évoluer favorablement, un maximum de 400 personnes par bâtiment d’église sera admis, conformément aux règles de distance sociale.

  • Distance minimale de 3 mètres entre ministres du culte et fidèles
    • Le nombre maximum de participants autorisés est affiché à l’entrée de l’église et communiqué par les canaux habituels (Dimanche / Cathobel).
    • Le service d’ordre de la paroisse veille à ce que la capacité maximale ne soit pas dépassée.
  • l’utilisation d’un masque buccal avant et après l’entrée dans le bâtiment de l’église est recommandée
  • Respect des précautions générales comme par exemple, l’hygiène des mains …

V.        Le réaménagement du bâtiment d’église

  1. Si possible limiter à 1 porte d’entrée et une autre porte pour la sortie.
  2. Laisser la porte prévue pour l’entrée dans le bâtiment de l’église et celle pour la sortie, ouvertes avant et après la célébration afin d’améliorer la ventilation et de réduire le contact avec les portes et les poignées de porte.
  3. Couvrir ou rendre inutilisable le bénitier à l’entrée.
  4. Désinfecter toutes les chaises au préalable.
  5. Mettre en œuvre la distance sociale d’1,50 mètre en rendant une rangée de chaise inaccessible dans la partie publique (barrière physique, panneau d’interdiction ou cordon) ou en (ré)aménageant les rangées pour respecter cette distance.
  6. Afin que chaque objet ne soit touché que par une personne,
  7. on se limite à un lecteur par ambon et par micro ;
  8. les acolytes se limitent à porter le cierge ;
  9. si le diacre touche l’évangéliaire, il doit être le seul ;
  10. le président cherche lui-même le calice et les hosties sur la crédence ( tout ce qui est nécessaire à la célébration de l’eucharistie y est également préparé).
  11. La distance entre les chantres et les premiers fidèles est d’au moins 5 mètres.
  12. Soigner particulièrement le nettoyage et le lavage des objets utilisés : nappe d’autel, linge d’autel, calice, …

VI.      Déroulement concret des célébrations

A.         avant le début des célébrations

  1. Faire entrer les fidèles famille par famille (personnes vivant sous un même toit) dans l’église et laisser attendre les autres dehors à une distance sécuritaire les uns des autres.
  2. Le service d’ordre de la paroisse veille à ce qu’il n’y ait pas de rassemblement à l’entrée de l’église.
  3. Le service d’ordre de la paroisse veille à ce que la capacité maximale ne soit pas dépassée.
  4. Mise à disposition de gel hydroalcoolique à l’entrée de l’église et de la sacristie. Chaque personne pénétrant dans l’église se désinfecte les mains.
  5. Etablir le déplacement à sens unique pour guider les visiteurs à l’entrée et à la sortie de l’église grâce à une signalisation. Si ceci est impossible, établir des règles de priorité.
  6. Les fidèles prennent place dans l’église en occupant d’abord les places les plus éloignées de l’entrée. Les personnes les plus proches de la sortie quittent l’église en premier lieu.
  7. Il est rappelé aux participants que les personnes vivant sous un même toit peuvent s’asseoir les unes à côté des autres. Les personnes qui ne vivent pas sous le même toit doivent laisser (la distance de) au moins deux sièges inoccupés à gauche et à droite de leur siège.
  8. Retrait des livres ou livrets (livrets de chants, livres de messe, livrets de prières).
  9. Les livres d’intentions sont retirés de l’église.
  10. Si nécessaire, un feuillet imprimé à usage unique peut être distribué de manière sécuritaire ou déposé sur les chaises. Après la célébration, il sera repris à la maison ou jeté dans une boîte que l’on détruira ensuite.

B.        Déroulement des célébrations

  1. Pas de collecte, mais possibilité de déposer des contributions au fond de l’église
  2. On ne donne pas la main lors du Notre Père à des gens ne vivant pas sous le même toit
  3. Pas de poignée de main, de baiser ou d’autre contact lors du don de la paix entre les gens ne vivant pas sous le même toit.
  4. Seul le président boit dans le calice

 Distribution de la communion

  1. Le moins de ministres possible pour distribuer la communion
    1. Le célébrant laisse la liberté en invitant à la communion spirituelle ou la distribution de la communion individuelle.
    1. Le célébrant explique aussi qu’il ne prononcera qu’une fois la parole Le corps du Christ et que celui qui reçoit la communion répondra intérieurement Amen
    1. En cas de distribution de la communion individuelle, les règles suivantes sont d’application :
  2. le service d’ordre de la paroisse est responsable du déroulement de la communion en toute sécurité 
  3. la personne qui distribue la communion doit se désinfecter les mains et porter un masque buccal.
  4. la personne qui distribue la communion et celui qui la reçoit maintiennent une bonne distance en tendant chacun les bras au maximum
  5. la personne qui distribue la communion laisse respectueusement tomber l’hostie dans la main tendue de celle qui la reçoit (sans toucher la main de cette dernière)
  6. la communion sur la langue n’est pas autorisée
  7. les fidèles remontent à l’avant en un rang par une allée et retournent par une autre allée. Ils respectent toujours la distance prescrite d’1,50 mètre
  8. si la distance d’1,5 mètre ne peut être respectée, les fidèles qui ne souhaitent pas communier se joignent également à la file et retournent en suivant la file à leur place dans la même rangée, afin que chacun reprenne sa place.

C.        A la fin des célébrations

  1. Le service d’ordre de la paroisse veille à éviter que se forment des rassemblements à l’intérieur et à l’extérieur de l’église.
  2. Le célébrant ne salue pas personnellement les fidèles à la sortie de l’église.

VII. Célébrations spéciales

  1. Baptêmes
  1. Une seule personne touche un objet, suppression de tout ce que les parents, le parrain, la marraine et le ministre du culte touchent ensemble (faire une petite croix, bougie de baptême, vêtement de baptême blanc).
  2. Renouvellement de l’eau baptismale à chaque fois
  3. Onction avec un gant

B.        Confession

  1. Est possible dans l’église sur des chaises ordinaires à 1,5 mètre, pas dans le confessionnal (parce qu’on y est trop proche).
    1. Imposition des mains à distance sans contact

C.        Mariage

D.        onction des malades

  1. Lorsqu’elle est médicalement autorisée et sans communauté
  2. Onction avec un gant
  3. Dans une maison de retraite et de soins, les règles en vigueur sont respectées

E.        Prière communautaire

Le chapelet ou les vêpres peuvent être dits dans une église si on respecte les normes générales, les distances voulues entre les personnes et le nombre de personnes maximum.

F.       funérailles

1.        Pas de condoléances avec poignée de main

2.        Pas d’offrande avec toucher de la croix ou de la patène

3.        Les images souvenir sont distribuées avec des gants ou mises à disposition.

VIII. entretien du bâtiment d’église

A.        général

  1. Nettoyage régulier (à l’eau et au savon) du mobilier/des machines d’entretien/des appareils
  2. Bancs/chaises : après chaque célébration
  3. Machines/appareils/instruments : après la célébration et après chaque utilisation
  4. Attention particulière à tout ce qui peut être touché avec les mains : poignées de porte (laisser les portes ouvertes autant que possible), interrupteurs, robinets, chasses d’eau, couvercles de toilettes, rampes d’escalier, …
  5. Bien nettoyer les écrans de contrôle des machines, ou prévoir d’autres modes de fonctionnement (par exemple, un stylet pour écran tactile).
  6. La désinfection n’est nécessaire qu’en cas de suspicion d’infection. Avec de l’eau de Javel/de l’éthanol (respecter les proportions adéquates !)
  7. Éviter l’utilisation d’aspirateurs.
  8. Laver les textiles au minimum à 60° et de préférence à 90°.

B.        AVIS pour la ventilation

Règle générale : accroitre la ventilation (aérer au maximum)

Il est recommandé d’augmenter le taux de renouvellement de l’air et de fournir autant d’air extérieur que possible, soit par ventilation naturelle, soit par une ventilation mécanique, selon l’infrastructure. Lorsque des systèmes de ventilation mécanique sont utilisés, l’entretien des systèmes de ventilation artificielle conformément aux instructions du fabricant, notamment en ce qui concerne le nettoyage et le remplacement des filtres, est essentiel.

IX.      communication à l’attention des fidèles

1.    visite individuelle à l’église et à un lieu de pèlerinage

  • Une visite à l’église est possible tout au long de la journée (en dehors des heures de célébration)
  • La distance minimale d’1,5 mètre sera respectée

2.    COMMUNICATION CLAIRE ET RAPIDE AVEC LES FIDÈLES EN CONCERTATION AVEC DIMANCHE ET CATHOBEL

       Sites : téléchargez https://www.info-coronavirus.be/fr/

sur le coronavirus. Disponible en différentes langues.

Ou téléchargez https://www.msf-azg.be/fr

Vous trouverez les dernières instructions sur le site https://www.sciensano.be/fr

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La Conférence des Evêques de Belgique

le bonjour du 26 juin 2020

Le Bonjour des amis                                                                 Eglise st Jean Berchmans ° st Michel               

26.06.2020

Elle est plus que nonagénaire… elle est là tous les jours à 11h30 ou 18h30, ses yeux sont pétillants. Elle ne vient jamais seule. Elle parle volontiers en cette période de déconfinement de tout ce qui lui arrive, de tout ce qui lui est arrivé. De sa vie. De sa foi.

Qui veut aussi écrire un mot aux Amis de St Jean Berchmans ? Envoyez.

« En franchissant, comme à l’accoutumée depuis près de 80 ans, le seuil de l’église saint Jean Berchmans, la mémoire se fait pressante.

Notre génération, celle des années 20, est née dans un monde très différent de celui d’aujourd’hui. Le temps y faisait son œuvre de maturation, de structuration, de balise mais aussi de prise de conscience de ses limites.

La vie des années 30 n’était pas aisée pour tout le monde mais elle était émaillée de tant de joies humbles et discrètes. Les valeurs de toujours y avaient leur place : la famille, le travail, le souci d’autrui, la solidarité, le partage, la fidélité, …

L’amour, celui de Dieu et de ceux qui vivaient dans sa mouvance en était le ciment. La guerre, les souffrances et les privations qu’elle charriait, allaient bousculer beaucoup de choses. La faim, le froid, la peur étaient le lot quotidien. Les bombardements, les arrestations arbitraires, le manque de nourriture et les restrictions imposées par l’occupation allemande pesaient aux adolescents de l’époque.

Mais le courage de la foi de ceux qui vivaient du Christ était déjà un frein au mal qui semblait déferler.

Vint le temps des crises et des remises en question tant dans la société que dans l’institution-église. Les maîtres du soupçon étaient passés par là croyant de bon ton d’ériger le doute en institution.   C’était l’époque de la crise de l’autorité, crise de croissance ? crise de confiance ? C’était aussi l’époque de la levée des interdits moraux, celle aussi de la désacralisation, de la démythologisation, celle de la sécularisation…pour être en phase avec un monde que l’on avait initié.

L’avènement du virtuel et sa prédominance dans les réseaux sociaux est, comme la langue d’Esope, la meilleure et la pire des choses…et le risque d’être dépendant d’une nouvelle drogue ouvrant le champ au relativisme et à l’individualisme.

En remontant la nef de l’église qui mène vers le chœur, une petite flamme dorée attire le regard. Elle veille sur le tabernacle qui s’ouvre sur la réelle présence du Christ ressuscité. De ses mains ouvertes et de son côté transpercé portant à jamais les stigmates de sa passion salvatrice pour chacun, l’amour trinitaire se dispensent en surabondance : celui du Père donnant tout au Fils, du Fils recevant tout du Père et de l’Esprit qui fait vivre.

Si notre génération a pu passer à travers tant de bouleversements et tant de changements c’est qu’elle a pu trouver ou retrouver sans cesse l’espérance en retournant à sa source. Le don quotidien de l’Eucharistie, ce mystère insondable de l’Amour est le lieu d’une joie que nul ne pourra ravir.

Ces quelques mots en réponse à une demande du père Scholtes sont ceux d’une « paroissienne » qui n’a rien à perdre parce qu’à chaque instant, elle reçoit tout. »

(Souhaite rester anonyme, mais connue !)

HORAIRES des célébrations pour le mois juin 2020 – 100 personnes maximum

Pas de parking dans la Cour du Collège.

Toutes les célébrations ont lieu à l’église St Jean Berchmans.

En semaine :  7h, 7h45, 11h30, 18h30

Le week-end :

SAMEDI SOIR : 17h et 18h30       

DIMANCHE :  8h30, 10h, 11h30, 18.30, et 20h

INVITATION

Ce dimanche 28 juin, après la messe de 11h30, un moment d’apéritif, avec respect des distanciations, sera proposé dans le cloitre ou dans la cour d’honneur selon la météo. Vient qui veut et qui peut. On ne trainera pas, mais on pourra se remercier les uns les autres pour les moments passés ensemble et se souhaiter de bonnes vacances… même à Bruxelles pourquoi pas ?

HORAIRES des célébrations pour le mois juillet et août 2020 – 200 personnes maximum seront autorisées. On garde les distanciations.

Pas de parking dans la Cour du Collège.

Les célébrations ont lieu à l’église St Jean Berchmans.

En semaine :  7h30, 11h30, 18h30

Le week-end : SAMEDI SOIR : 17h30       

DIMANCHE :  8h30, 10h, 11h30, 18.30

Au Forum st Michel

C’est l’été : vive les vacances ! Mais au fond, quel est le sens profond des vacances ? Et à quoi ressembleraient des vacances justes et responsables ?

Venez-en discuter au Forum Saint-Michel.  Ou, depuis chez vous, via le live Facebook.

En pratique : le mercredi 8 juillet, à 20h00.

– En présentiel : Au Grand Parloir – Boulevard St-Michel, 24 à 1040 Bruxelles  (arrêt Montgomery)

– Facebook live via le profil de Tommy Scholtes

PAF : 5€ (comprend le dernier numéro de la revue)  –  Inscription souhaitée : info@centreavec.be. www.centreavec.be – 02 738 08 28

GE

Vos petits dons comme les plus grands aident… cette semaine la foudre nous a coupé certaines cloches et internet… vous voyez ce que je veux dire… réparations ! pas de bol !

Compte de l’église : Boulevard Saint-Michel 24- 1040 BRUXELLES,

EGLISE SAINT-JEAN BERCHMANS 

BE76  0016  7006  8295

BIC GEBABEBB

Bonjour du 16 juin

  Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel- 16.06.2020

HORAIRES du mois de juin 2020 – 100 personnes maximum

Pas de parking dans la Cour du Collège.

Toutes les célébrations ont lieu à l’église St Jean Berchmans.

En semaine :  7h, 7h45, 11h30, 18h30

Le week-end :

SAMEDI SOIR : nouvel horaire, 17h et 18h30       

DIMANCHE : nouvel horaire, 8h30, 10h, 11h30, 18.30, et 20h

Premier we de célébrations à l’église …après la suspension Covid-19

Chers amis,

Près de 800 personnes se sont présentées pour les célébrations du week-end dernier. Merci d’avoir osé. Vous avez vu que toutes les précautions étaient prises pour vous recevoir le mieux possible avec les protections demandées.

Quelles leçons peut-on tirer du premier week-end ?

Des échos reçus, c’est d’abord la joie des retrouvailles moins chantantes certes, mais réelles. Ensuite les distances entre les petits groupes de chaises sont larges. Cela permet de circuler sans se croiser… Les célébrants sont un peu loin de vous… mais vous faites « Corps du Christ » avec nous. Le moment de la communion est plus lent certes, mais il permet aussi d’intérioriser ce moment de rencontre fondamental entre le Christ et nous, et réciproquement.

Quelques conseils :

Venez à la messe de 17h et de 18h30 le samedi… il y avait 80 personnes sur les 100 permises.

Venez aussi tôt le dimanche matin, à 8h, il y avait aussi 80 personnes.

Pour les messes de 10h, 11h30, et 18h30. Venez vraiment avec 15’ d’avance. Cela permet de s’installer calmement. Les personnes qui ne peuvent entrer parce que les 100 sont installés, elles peuvent recevoir la communion dans la cour d’honneur du collège. Eventuellement regarder la messe TV ou écouter à la radio.

Le dimanche soir, venez aussi à 20h si vous le voulez, il n’y avait que 55 personnes.

Nous tenons vraiment à remercier toutes les équipes d’anges gardiens qui ont fait l’accueil et la guidance et tous ceux et celles qui ont collaboré à la désinfection des chaises (qui n’ont jamais été aussi propres !).

Merci aux animateurs de chants qui ont innové en faisant muser. C’est très beau.

35 ANS DU CRIABD

      2020 restera marquée par la pandémie, les souffrances qu’elle a engendrées, le dévouement des intervenants de première ligne et la mobilisation générale de toutes les bonnes volontés.

Mais l’année 2020 est aussi celle du 35ème anniversaire de notre association fondée à Maredsous en 1985 par le frère Roland Francart sj et toute une équipe

Le programme prévu a été par la force des choses adapté et la réunion du jury Gabriel du Prix Européen de la BD chrétienne 2019 reportée au 15 juin.

Pour débuter les festivités nous vous envoyons un numéro spécial anniversaire de notre revue trimestrielle Gabriel. Vous y trouverez un bref historique mais surtout le témoignage sous la forme de dessins de l’attachement des dessinateurs de BD chrétiennes au CRIABD. Par des dessins originaux ils remercient le CRIABD pour le soutien que nous leur apportons.

Nous avons aussi décidé de publier cette année un Panorama de la BD chrétienne sous la forme d’un livre reprenant les analyses et critiques de BD parues dans nos revues Coccinelle et puis Gabriel.

Enfin un grand rassemblement aura lieu le samedi 31 octobre après-midi, dans les locaux du collège Saint Michel. Au programme nous prévoyons une exposition consacrée à Charles de Foucauld créée pour cet événement, des ateliers de dessin, des séances de dédicaces, de brefs exposés, une eucharistie d’actions de grâces et bien entendu un moment festif et convivial avec les artistes.
 
Puisque nous ne pouvons pas encore faire la fête en nous réunissant, nous vous offrons avec la complicité enthousiaste de plus d’une vingtaine d’artistes, français, suisses, roumains, belges, enthousiastes un numéro spécial ANNIVERSAIRE.
 

Chèr.e.s  ami.e.s de Mireille Herlin,

 Mireille a fait son Passage dans la Tendresse du Père ce lundi 15 juin 2020 à 19h45.

Elle a été bien accompagnée par le personnel des soins continus à la clinique Saint Luc et aussi par sa famille qui l’a entourée ces derniers jours, ainsi que par la belle communion de prière autour d’elle.

La messe des funérailles aura lieu ce vendredi 19 juin à 10h30 au Chant d’Oiseau, à l’église Notre Dame des Grâces, avenue du Chant d’Oiseau,2 – 1150 Bruxelles (Woluwe Saint Pierre).

Pour ceux et celles qui désirent se recueillir auprès de Mireille, il est possible de se rendre au funérarium Ergo et Poncelet, ce jeudi 18 juin de 16h à 18h. Chaussée de Wavre, 1141 – 1160 Bruxelles (Auderghem).

Dimanche 28 juin

JE PROPOSE UN APERO SIMPLE DANS LA COUR d’HONNEUR SI LE TEMPS LE PERMET. Sinon rien…

Si vous trouvez l’idée sympa, on trouvera quelques personnes pour jus et gobelets, et on ne traînera pas et on se répartira bien dans le jardin.

Les collectes de l’église … … et des frais fixes demeurent… Merci à ceux et celles qui viennent de prendre de bonnes habitudes à cet égard … aussi.

A l’avenir, elles seront plus difficiles à faire. (Pour l’instant, paniers à la sortie vers la cour d’honneur). Merci de nous aider par un petit (ou plus grand) don régulier. Nous vous offrons les gels et désinfectants …

Le compte bancaire de l’église :

EGLISE SAINT-JEAN BERCHMANS 

BE76  0016  7006  8295

BIC GEBABEBB

Boulevard Saint-Michel 24- 1040 BRUXELLES

Communication : Soutien à l’église ESJB. Déconfinement

2 Messes en plus

  Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel- 10.06.2020

Premières messes de WE à st Jean Berchmans.

Horaires pour le mois de juin pour le WE

HORAIRES du mois de juin 2020 – 100 personnes maximum

Pas de parking dans la Cour du Collège.

Toutes les célébrations ont lieu à l’église St Jean Berchmans.

En semaine :  7h, 7h45, 11h30, 18h30

Le week-end :

SAMEDI SOIR : nouvel horaire, 17h et 18h30       

DIMANCHE : nouvel horaire, 8h30, 10h, 11h30, 18.30, et 20h

Regardez la vidéo réalisée par Cathobel, Corinne Owen et Jean-Louis Gios, elle est sur YouTube par rapport au déroulement des célébrations !

Quelques recommandations « règles d’or » à l’église st Jean Berchmans en déconfinement

  • Du gel vous sera présenté à l’accueil pour vous désinfecter les mains. Merci d’y consacrer 30 secondes.
  • Les fidèles sont invités à se présenter 15 minutes avant le début de la célébration pour s’installer à l’aise.  Une personne chargée de l’accueil vous indiquera votre place (chaise individuelle, duo, triplets, quatuor…) Quand le nombre de 100 est atteint, nous demanderons aux personnes de venir à une autre heure. Eventuellement la communion sera distribuée dans la Cour d’Honneur.
  • Profitez des deux messes du samedi soir 17h et 18h30 et du dimanche soir, 18h30 et 20h (Deux messes en plus par rapport aux habitudes d’avant Covid).
  • Les messes de semaine peuvent aussi être un bon moment pour participer à l’eucharistie si le we n’est pas possible pour vous.
  • Les confessions ont repris aux heures habituelles, dans l’oratoire du fond de l’église.
  • Les personnes fragiles de santé sont prudentes et connaissent leurs limites. Les personnes malades restent chez elles.
  • Le dimanche, à 11h30, le célébrant s’adressera en particulier aux familles avec enfants. L’animation enfants ne se déroulera pas à la Bergerie ni à la chapelle ND des Apôtres. Elle sera incluse dans la célébration, sans mouvement des enfants.
  • Pas d’entrée par le parking de la Cour de récréation ou le collège. (La cour est bloquée par des grands carrés dans lesquels les classes doivent se regrouper ou jouer).
  • La distanciation de 1m50 sera respectée pendant l’entrée, la désinfection des mains, et le placement des personnes aux places préparées. Les couples accompagnés d’enfants restent ensemble dans la mesure des places disponibles. Autour des groupes de chaises, environ 2 mètres.
  • Les masques sont vivement recommandés durant la célébration mais pas obligatoires sauf à l’entrée et à la sortie.
  • L’assemblée ne sera pas invitée à chanter mais à muser.
  • L’allée centrale de l’église est supprimée. La communion sera distribuée durant la messe devant la chapelle du st Sacrement, et on avancera en procession en maintenant la distanciation.
  • La sortie de l’église se fera par la cour d’honneur. Uniquement.
  • Les toilettes ne sont pas accessibles
  • Les équipes d’accueil (« Anges gardiens) sont importantes, en semaine et le we. Elles vous accompagnent et donnent les orientations de marche. Nous avons déjà reçu des offres « d’anges gardiens », nom que je donne aux équipes d’accueil. Merci à ces personnes !  Il demeure des cases vides… Merci à Marie qui confectionne les grilles horaires qui sécurisent célébrant et assemblée.  Merci d’offrir votre service à Tommy.Scholtes@tommyscholtes.be et à Marie Rottier family@Rottier.be.
  • Il n’y aura pas de réunion des Anges gardiens comme annoncé la semaine dernière ce jeudi. Mais nous restons à votre disposition pour explications et inscriptions de nouveau « Anges gardiens » (stewards). Nous devons faire ainsi en tous cas jusque fin juin et probablement durant l’été.

Les collectes de l’église sont nulles pour l’instant… et des frais fixes demeurent…

A l’avenir, elles seront plus difficiles à faire. Merci de nous aider par un petit (ou plus grand) don unique ou régulier. Nous vous offrirons le gel…

Le compte bancaire de l’église :

EGLISE SAINT-JEAN BERCHMANS 

BE76  0016  7006  8295

BIC GEBABEBB

Boulevard Saint-Michel 24- 1040 BRUXELLES

Communication : Soutien à l’église ESJB. Déconfinement

Activité au Forum st Michel

Mardi 9 juin à 18H30, notre 2ème débat « CONFINEMENT & DÉCONFINEMENT« . 

Vous avez été nombreux… 25 en présentiel, 50 en video, et 195 pour la partie diffusée par mon profil Facebook pour la rencontre avec vous, autour des orateurs, Dr Dominique Struyf et M. Frédéric Rottier (philosophe et économiste, Directeur du Centre Avec), le Père Bernard Pottier et le p. Tommy Scholtes. Le « chat » a permis bien des questions aux intervenants, de chez soi ! Malgré les difficultés techniques, ce fut un beau succès ! Les interventions de belle qualité ! A suivre !

Une demande urgente de WEMEET…

Bonjour à tous,

WIWO (Welcome in Wezembeek Oppem, à l’origine e de la création de Wemeet) recherche d’urgence un appartement une chambre.

Les 2 jeunes somaliennes (Najmo, 22 ans et Udgon, 19 ans) que nous accueillons depuis 9 mois au chemin des 3 Bonniers à Wezembeek- Oppem doivent quitter fin juin l’appartement qu’elles occupent car le bail de 3 ans signé avec l’AOP (Association des Œuvres Paroissiales) arrive à échéance et le propriétaire ne désire pas signer de bail en direct avec elles. Il nous reste 2 semaines pour trouver une solution : appartement une chambre et living ou éventuellement, un studio un peu spacieux car elles dorment à 2 dans la même chambre.

Budget : 600 à 650 € (hors consommations privées)

Elles suivent une formation en alternance (cours à Don Bosco et travail mi-temps à Overijse). Elles sont financièrement autonomes. Elles parlent raisonnablement bien le néerlandais et sont très correctes. Elles sont suivies par une assistante sociale de « Pleegzorg Vlaams Brabant en Brussel ». Merci d’ouvrir l’œil dans votre quartier et dans les autres …. Et de transmettre à Marc Bronne toute piste intéressante (marc.bronne@gmail.com; 0478/65.21.93).

Bien cordialement, Marc Bronne

Alleluia pour le 8 juin

  Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel- 06.06.2020

8 Juin 2020 :  Nous célébrerons à nouveau ensemble dans notre église, à partir de 11.30

Le Conseil national de Sécurité a accordé son feu vert aux cultes de notre pays, pour la reprise des célébrations liturgiques publiques à partir du lundi 8 juin. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à permettre cette reprise après une longue attente.

Les mesures de sécurité décidées et approuvées par le Gouvernement et qui devront être appliquées, ont été transmises à tous les responsables pastoraux locaux et aux fabriques d’église, fin de la semaine dernière. Nous sommes prêts !! La sécurité et la santé de chacun sont primordiales.

L’une des mesures les plus importantes dans le cadre de cette première phase de déconfinement pour les cultes est la limitation à 100 participants par célébration, ou 200 à partir du 1 juillet. Lorsque c’est insuffisant, nous proposons que les fidèles se joignent aux célébrations du week-end dans d’autres églises ou d’organiser temporairement plus de célébrations sur place. Les célébrations de la semaine sont également célébrées dans de nombreuses églises.

L’eucharistie est dit-on le sommet de la vie chrétienne. Oui comme point de célébration du don de la vie du Christ dans son Corps et son Sang après avoir entendu et médité la Parole de Dieu. Source de tous nos engagements au service de nos frères et sœurs. Les souffrances et solitudes n’ont pas manqué durant ces trois mois. Les problèmes sociaux et économiques vont durer. Nous sommes conscients que l’eucharistie vous a manqué fortement. Nous avons essayé de diffuser la célébration quotidienne tous les jours par Facebook.

La Communauté tenue ensemble par 1000 signes d’amitié et de solidarité, par la prière à distance, et notre désir de nous retrouver, va pouvoir se rassembler, en moins grands groupes durant quelques semaines. Mais votre cœur et le nôtre y sont.

Alléluia ! Heureux de vous retrouver très vite !

Tommy Scholtes sj et l’équipe pastorale

REUNION POUR TOUS CEUX ET CELLES QUI SE SONT PROPOSES

POUR UN SERVICE D’ « ANGES gardiens »  ET POUR LES JESUITES ENGAGES DANS UN SERVICE A L’EGLISE

Ce jeudi 11 juin à 18h à l’église

Toutes les célébrations auront lieu à l’église.

La première célébration aura lieu ce lundi 8 juin à 11h30, et à partir de ce moment l’horaire habituel reprend cours.

En semaine :

7h, 7h45, 11h30, 18h30

Le week-end :

SAMEDI SOIR, nouvel horaire,   17H  ET 18.30       

DIMANCHE                                    8h30, 10h, 11h30, 18.30

Quand le nombre de 100 est atteint, nous demanderons aux personnes de venir à une autre heure.

Nouvelles, services et analyses ! Bonjour 12.05.2020

 Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel- 12.05.2020

La reprise des Liturgies à l’église se rapproche… (reçu du Vicariat de Bruxelles ce 12 mai). Nous avons répondu qu’il y avait 600 m2 chez nous + la Chapelle ND des Apôtres… A bon entendeur !

Cher /chère responsable d’unité pastorale, Cher curé ou administrateur paroissial,

Chers amis (pour info),

Votre patience a été fameusement mise à l’épreuve pendant ce temps de confinement. Différents secteurs de la vie publique se préparent à réaliser, sous certaines conditions, le déconfinément. Au nom de l’Eglise catholique, la conférence épiscopale est également en pourparlers avec le gouvernement en vue d’une reprise progressive. La surface utile du bâtiment de l’église est un paramètre important à cet égard. Il s’agit bien de la partie de l’église qui est occupée par l’assemblée, à l’exclusion du chœur et l’espace où est placé l’autel, de la sacristie et d’autres petites pièces.

Afin de préparer la reprise du culte, je vous serais reconnaissant de me faire connaître, par retour de mail, la surface utile (superficie en m2) de l’église ou des églises dont vous êtes le curé ou le président de le fabrique de l’église?

Il est évident que toutes les informations utiles vous parviendront en temps opportun.

Avec mes remerciements et mes salutations

Chanoine Tony Frison (Adjoint de Mgr Kockerols)

PRIER AVEC MARIE POUR LA VENUE DU ST-ESPRIT. (Communiqué)

Neuvaine de Pentecôte 2020

Le Pape François invite les fidèles à prier le rosaire au mois de mai. Cette prière simple reprend les moments centraux de la vie de Jésus et de Marie. En ce temps de crise du coronavirus, nous prions spécialement pour ceux qui souffrent et pour ceux qui aident à soulager cette souffrance. Les Evêques se joignent à l’appel du Pape François et recommandent également les deux prières jointes par le Pape à son appel (avec référence à leur localisation sur Cathobel/Kerknet).

Les derniers jours du temps de Pâques, entre l’Ascension et la Pentecôte, sont particulièrement propices pour prier pour la venue du Saint-Esprit en union avec Marie. Il nous faut prier pour obtenir la lumière et la force de l’Esprit pour tous ceux qui aspirent à la guérison, à la solidarité et à la paix entre les peuples. Les Evêques belges appellent donc les fidèles pendant la neuvaine de Pentecôte, à être assidus à la prière personnelle ou en famille, comme les Onze autrefois avec la Mère de Jésus dans la « chambre haute » (cf. Actes 1, 14).

Durant les neuf jours de préparation à la Pentecôte, la prière peut prendre différentes formes. Le Renouveau charismatique catholique (https://renouveau.be/) et la Commission Nationale Catholique pour l’œcuménisme (https://www.thykingdomcome.global/) offrent de précieuses suggestions. Cathobel et Kerknet offriront également des pistes de prière et de réflexion. Voir en particulier :

La Conférence des Evêques de Belgique, 12 mai 2020

Témoignages, initiatives – Vivre avec foi au temps du coronavirus

Malades ou médecins, simples fidèles qui vivez le confinement pendant cette pandémie, partagez avec nous un témoignage, une photo, une vidéo ou un lien vers une initiative de solidarité, pour rappeler tous ceux qui se mobilisent en cette période difficile.

Vatican News a lancé « En première ligne – vivre avec foi au temps du coronavirus», un espace d’information, de témoignages, de relais de vos initiatives, pour écouter, soutenir et aider tous ceux qui font face à l’épidémie de coronavirus/COVID-19. 

Partagez avec nous un texte, Amis de l’église st Michel et st Jean Berchmans une photo, une vidéo, un lien vers une inititiative de solidarité, de ceux qui se mobilisent en cette période de confinement. Si vous faites partie du corps médical ou que vous êtes malades du virus, faites-nous part de vos témoignages, nous en ferons une sélection pour alimenter régulièrement nos Bonjours et le site web de l’église.

Envoyez-nous vos messages par mail à l’adresse tommy.scholtes@tommyscholtes.be

Aidez-nous à offrir un regard plus large, qui découle de l’Évangile, capable de remplir les cœurs, et pour que personne ne puisse se sentir seul!

Parler à un ami… Le réseau AMIchel

Un « réseau d’écoutants » pour ceux qui souffrent à cause de COVID-19

 Si le confinement vous devient pesant, trop lourd, angoissant ou inquiétant ;

Si vous êtes un soignant qui souhaite une écoute ;

Si vous êtes en deuil d’un être cher ;

Si vous êtes atteint du COVID-19 ;

Vous pouvez envoyer un courriel à Tommy.scholtes@tommyscholtes.be

7 jours sur 7. Un service gratuit et confidentiel.

Il y a de nombreux sujets dont on peut vouloir parler : Que dois-je faire ? Quels sont les dangers auxquels je suis confronté ? À qui puis-je parler de ce qui se passe ? À qui puis-je juste parler?

Un « réseau d’écoutants » est en voie de constitution. Ces personnes sont des prêtres, religieux/ses, laïcs ayant déjà pratiqué l’écoute de personnes expérimentant des difficultés dans leur vie. Certains se sont déjà montrés disponbiles pour le service téléphonique « Mitel »

Envoyez-nous un courriel et l’un d’entre eux vous contactera afin de vous proposer un moment pour discuter et vous apporter réconfort et consolation.

Ou partagez cette ressource avec ceux qui pourraient en avoir besoin.

Nous vous proposons désormais d’écrire sur un mur de prière vos messages (une intention, une méditation, une demande…) ; quand cela sera possible, après le confinement, ils rejoindront ceux du livre de prières, Un classeur qui sera installé dans le fond de l’église. Pour l’instant, ils seront systématiquement repris par les jésuites de la communauté de Saint-Michel, au cours de leur prière commune. Envoyez-les par le mail tommy.scholtes@tommyscholtes.be. Si vous l’acceptez, elles seront mises sur le site de l’église www.eglisecsm.be.

Vous pouvez aussi les indiquer pendant les diffusions de messe par Facebook/tommy Scholtes, en semaine à 18.30 et les dimanches et jours fériés (Ascension) à 12h.

De bonnes questions posées par Bosco d’Otreppe dans La Libre Belgique

Le déconfinement va mettre à l’épreuve le catholicisme belge.


La réponse que le monde catholique donnera à la crise sociale révélera le rôle qu’il tient encore dans la société
Aucune date n’est encore annoncée, mais la discussion progresse quant à la reprise publique des célébrations religieuses. Ce lundi encore, les chefs de culte ont rencontré le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) pour lui présenter les règles qu’ils ont rédigées et qui permettront de répondre aux normes sanitaires au sein des lieux de culte. Ils espèrent donc une décision prochaine de la part du Conseil national de sécurité.
La patience globale des croyants et la volonté très concrète des chefs de culte d’avancer ensemble ne sont pas anodines. Si ces derniers espèrent une reprise rapide des célébrations, ils respectent scrupuleusement les choix et le rythme gouvernementaux. Cette politique est jugée trop prudente par certains, mais elle n’en reste pas moins éloquente : ni plus ni moins que les autres acteurs de la société, les cultes entendent participer au bien commun sanitaire sans implorer, chacun de leur côté, des régimes d’exception. Ceci peut paraître évident en Belgique, mais cette posture est loin d’être semblable dans tous les pays.


Une heure « apocalyptique »

Pour autant, si elle éclaire la place que se donnent les cultes au sein de la société, elle ne dit rien du rôle qu’ils jouent, ou souhaitent tenir.
À cet égard, durant le confinement, les évêques n’ont pas dérogé à une communication relativement discrète envers la société. En interne, ils ont plus ou moins accompagné leurs prêtres dans la traversée de cette période inédite. Mais c’est au niveau des paroisses que la situation fut fortement inégale. Sans que l’on puisse établir des proportions, certaines furent très actives, développant des chaînes de mails et de nouvelles, des messes en ligne, des conférences… afin de maintenir le lien, tout particulièrement envers les personnes isolées. D’autres furent portées par des personnalités entreprenantes, telles les paroisses autour de Beaumont, dans le Hainaut, qu’ont parcourues les prêtres Xavier Huvenne et Roger Maloir, s’arrêtant chaque jour dans l’un de leurs clochers pour y assurer une présente priante. Dans d’autres enfin, rien ou presque ne fut proposé. « C’est dramatique, reconnaît un prêtre d’une région rurale. Certains de mes confrères ont été plongés dans la solitude, d’autres n’ont rien fait, et des paroissiens se sont sentis totalement abandonnés par leur Église, alors qu’ils traversaient une période difficile. Certains ne remettront plus les pieds à la messe. C’est immensément triste. »


« On peut dire que la situation est apocalyptique pour l’Église », explique Arnaud Join-Lambert, professeur de théologie pratique à l’UCLouvain. Non pas parce qu’elle serait à l’état de ruines fumantes, mais plutôt parce que le confinement a révélé – c’est le sens original du mot « apocalypse » – ce qu’elle est encore, précise-t-il en substance. Car rien n’a changé en réalité : les paroisses dynamiques ont rebondi pour maintenir le lien à distance, celles où presque plus rien ne se vivait se sont encore davantage délitées. « Pour elles, le rebond sera compliqué. Les premières par contre en sortiront sans doute grandies. »


Quitte ou double !


Face à ce constat, les diocèses s’organisent progressivement pour aider les paroisses à répondre à la souffrance humaine qui s’annonce suite à l’épidémie. Dans le Brabant wallon, l’évêque auxiliaire Mgr Hudsyn a lancé l’opération « Mets-toi en marche », qui encourage les catholiques à rencontrer des voisins, isolés ou non, qui le souhaitent. Dans le monde associatif aussi, des initiatives se développent, tel le service « Tél-Écoute-Prière » (02.721.30.21) qui permet aux personnes de se confier ou de prier anonymement avec quelqu’un.
« Nous allons devoir réintroduire le service du frère au cœur de notre pratique. Nous l’avions trop souvent satellisé dans des structures associatives, indépendantes du culte », lançait aux siens, dans l’hebdomadaire La Vie, la journaliste française Natalia Trouiller. « Nous ne serons pas épargnés par la crise dans nos rangs, loin de là. Nous allons devoir devenir des pauvres qui aideront des plus pauvres encore. Préparons-nous. »
L’Église belge a toujours été présente sur le front du social, et l’armée de bénévoles qu’elle entraîne est vieillissante mais reste étoffée. Si le rôle que tient encore l’Église est souvent interrogé, la crise qui vient permettra de mieux le comprendre, dans une sorte de quitte ou double. « Elle sera attendue, prévient Arnaud Join-Lambert. Demain, la question du lien sera centrale, et on ne pardonnera pas aux catholiques de ne pas être présents. »
Dans La Libre, publié le 12-05-2020, par Bosco d’Otreppe. https://mcusercontent.com/…/9e79059e-aff8-…/20200512_LLB.pdf

Et par Vincent Delcorps (connu chez nous comme collaborateur au Centre Avec) sur le site Cathobel et Dimanche

Le confinement : une chance pour nos paroisses ?  12 mai 2020

Eglises vides et sacrements annulés. La crise actuelle affecte directement la vie de nos communautés. Mais elle suscite aussi des initiatives nouvelles et des gestes de solidarité. Derrière le drame se cache une opportunité. Et si c’était l’occasion d’inventer les paroisses de demain?

C’est l’histoire d’un projet. Cette paroisse brabançonne voulait créer un site web. On en parlait depuis des mois; on le postposait depuis autant de temps. Puis, soudain, parut le coronavirus. Face à l’urgence, quelques geeks se mirent à l’ouvrage. Et le site web apparut. En quelques clics.

C’est l’histoire d’une newsletter. En temps ordinaire, elle était envoyée une fois par semaine aux amis de cette église bruxelloise. Et déjà, elle avait son petit succès. Puis, soudain, parut le coronavirus. La newsletter fut envoyée trois fois par semaine, tripla de volume, et devint un best-seller. « Je n’ai jamais autant lu la lettre », témoigne un paroissien. « En plus des infos, elle m’offre un vrai moment de recueillement. »

C’est l’histoire d’un prêtre hennuyer. En charge d’une unité pastorale reliant dix-huit clochers, il devait, d’ordinaire, se diviser. Puis, soudain, parut le coronavirus. Il décida alors de se multiplier. Du 1er au 17 avril, il prit la route. Chaque après-midi, il s’installa dans l’une des églises, invitant ceux qui le souhaitaient à le rejoindre… tout en respectant les mesures de distanciation. « Je n’ai jamais autant prié que durant ces 17 jours », relit aujourd’hui le clerc. « Comme prêtres, nous avons souvent du mal à trouver de la place pour la prière dans notre travail pastoral. Cette mission itinérante de prière m’a permis de prendre du temps pour l’essentiel. »

Trois exemples. Parmi beaucoup d’autres. Trois initiatives qui ont germé. Et qui pourraient durablement inspirer. Au fond, et si ce confinement offrait à nos communautés l’occasion d’un renouveau?

Une crise sur une autre

Des églises vides, des célébrations annulées, des sacrements reportés… Soyons clair: c’est une période compliquée que traversent nos paroisses. Sur le plan individuel, bien des fidèles ont souffert de vivre la Semaine sainte confinés. Ils regrettent de ne pouvoir communier, d’être éloignés de leurs frères et sœurs. Sans même penser à ceux qui n’ont pu offrir un dernier au revoir à un proche disparu… Sur le plan communautaire, les choses sont aussi difficiles. Des dynamiques sont suspendues, des pélés sont annulés, des projets sont reportés. Et puis, il y a l’incertitude. Quand pourrons-nous retrouver notre paroisse? Célébrer comme avant? Et même: pourrons-nous un jour célébrer comme avant? A ces questions, pour l’heure, point de réponse.

Ce n’est pas tout: cette crise du confinement éclate alors que nos paroisses traversent une période déjà difficile. Sous nos contrées, l’Eglise est en pleine mutation. Les assemblées vieillissent, des clochers sont désacralisés, les prêtres se font rares… Certaines communautés sont fragiles; survivront-elles à l’épreuve du confinement?

A toute vitesse

Retour en arrière. Le 2 mars, par communiqué, les évêques de Belgique demandent aux fidèles d’adopter diverses mesures de précaution lors des assemblées. L’eau est enlevée des bénitiers, les baisers de paix deviennent suspects. Certains paroissiens rigolent encore; ce n’est pourtant que le début. Dix jours plus tard, l’Eglise suspend les célébrations publiques. La mesure est radicale. Brutale. Les paroisses sont prises de court. « Dans les premiers jours, j’ai été complètement déstabilisé », reconnaît Philippe Pardonce, curé de l’Unité pastorale de Gerpinnes. « Car c’est précisément lors des célébrations publiques que je pouvais voir les paroissiens et leur donner des conseils pour vivre individuellement leur vie de foi. Sans être en infraction, j’ai rassemblé en dernière minute les membres de l’équipe d’animation pastorale. Mais à l’époque, je ne savais pas encore si les églises pourraient rester ouvertes… »

Même sentiment d’urgence à Bruxelles. « A toute vitesse, il a fallu inventer d’autres manières de faire Eglise », témoigne Anne Peyremorte, coordinatrice de l’Unité pastorale du Kerkebeek. « Cela s’est fait avec les moyens du bord, avec le sentiment de bricoler. Et en même temps, de partout venaient des idées. » La communauté dégage quelques priorités: garder un lien communautaire vivant, éviter de faire maladroitement ce que des professionnels pourront assumer, veiller à ouvrir la communauté sur l’Eglise et le monde, rester proches des plus vulnérables. Dans la foulée, des initiatives fleurissent.

Un joli bouquet

Etonnante floraison. Voilà qu’un professeur de violoncelle vient offrir ses notes tout au long de la Semaine sainte. Qu’un membre d’une Fabrique d’Eglise illumine l’église vide au seuil de la veillée pascale. Que quelques fidèles glissent le nom de personnes isolées à des prêtres qui pourront leur téléphoner. « En fait, la majorité des initiatives ne me sont pas connues », reconnaît Anne Peyremorte. « A mon sens, les plus belles viennent de personnes qui, au nom de leur baptême, font vivre et vibrer l’Eglise autour d’elles de manière très simple, à la mesure de leurs moyens. »

Evidemment, d’une paroisse à l’autre, les priorités varient. Questions de vision. De moyens aussi. « On a la chance d’avoir quelques personnes compétentes qui, grâce à Facebook, ont pu assurer la retransmission de célébrations en live », témoigne Damien Desquesnes, vicaire à la paroisse Saint-François de Louvain-la-Neuve. « Il a fallu un peu de temps pour ajuster le tir, mais le service rendu est de qualité. Et il aide les paroissiens à rester plongés dans la vie liturgique. » Sur la page Facebook de la paroisse, les commentaires sont élogieux: « Heureuse d’être parmi vous pour ce moment de partage », « merci pour cette célébration dont nous avons besoin »…

Discerner de nouveaux lendemains 

Bien sûr, le temps de la relecture n’est pas encore venu. Il n’empêche. Ceux qui en ont l’occasion se mettent déjà à penser: de quoi ce confinement est-il le signe – ou l’annonce? A quoi invite-t-il l’Eglise – ou contre quoi la met-elle en garde? Car, l’air de rien, les questions soulevées ne sont pas minces. Quel est l’essentiel pour un croyant? Qu’est-ce qui manque vraiment en ce temps de confinement? Peut-on concevoir une vie de foi sans prêtre? Certains le susurrent: la période pourrait préfigurer cette « Eglise en sortie » à laquelle nous appelle le pape François…

A Bruxelles, Claude Lichtert suggère de ne pas trop attendre pour réfléchir. Ce prêtre est responsable du service Formation du Vicariat. « Dans cette fonction, on a le luxe, et même le devoir, de poser des questions qui dérangent, de prendre du recul », explique-t-il. « Je veux bien jouer ce rôle de poil à gratter. » L’homme n’a pas traîné. Début avril, il a proposé d’organiser une petite enquête auprès des unités pastorales de la capitale. Parmi les questions, celle-ci: « Quelles sont les activités maintenant suspendues dont je souhaiterais qu’elles ne reprennent pas? » Claude Lichtert s’explique: « Pour bien des personnes engagées dans l’Eglise, cette période est belle. Je sens les gens apaisés. Ils ne sont plus envahis de réunions, sont davantage disponibles pour l’écoute… » Supprimer certaines choses? Pour en inventer d’autres? « C’est maintenant qu’il s’agit de réenvisager notre ecclésialité post-confinement. C’est même peut-être maintenant ou jamais », pressent Claude Lichtert. « J’aimerais que l’Eglise se décléricalise. Qu’elle puisse offrir des lieux d’échange et de rencontre, ouverts aux personnes qui y sont engagées comme aux autres. »

A quoi ressemblera l’Eglise de demain? Toutes les personnes que nous avons interrogées le pressentent: pour nos communautés, il y aura un avant et un après. « Le confinement et ce qui s’ensuivra nous obligeront à vivre des changements, à détrôner les habitudes », prédit Philippe Pardonce. « Mon unité pastorale sortira sûrement différente de ce temps », abonde Anne Peyremorte. « J’espère que ce sera avec force et avec joie, avec des chrétiens debout, continuant à déployer leur vocation baptismale. »

Vincent DELCORPS

*vous aurez remarqué le clin d’œil à st Jean Berchmans… (Lettre Bonjour qui a triplé de volume durant le carême… qui devint un « best-seller » en augmentant largement le nombre de destinataires, 590 à ce jour).

A quand la réouverture?

       Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel- 25.04.2020

Quelques nouvelles de l’église….  Oui elle est si vide, mais éclairée… et il y a toujours Quelqu’un et quelques autres de passage … Certes il y fait un peu frais…  Vous êtes nombreux à interroger sur le moment où les célébrations pourront reprendre… Ce matin RTL TVi m’appelait en posant des questions que vous posez aussi. Voir ci-bas ma réponse telle qu’elle est sur le site web RTL.

Plus concrètement, quand nous pourrons célébrer à nouveau dans l’église et à ND des Apôtres, il y aura certainement la question des distanciations à respecter et d’autres règles à observer. Autant déjà se préparer à un non-retour-à-comme-avant… Mais difficile d’en dire plus aujourd’hui 25 avril. 

En attendant, nous poursuivons les eucharisties célébrées entre jésuites, et diffusées par le Facebook/Tommy Scholtes.

Nous faisons aussi quelques travaux d’aménagement avec l’équipe sono. Un nouveau Wifi a été installé à la chapelle ND des Apôtres ainsi qu’un rétroprojecteur qui permet d’afficher textes et images sur les murs.

15 haut-parleurs ont été remplacés dans l’église, ceux qui se trouvaient le long des murs. Ils avaient plus de 25 ans.

Si vous voulez (pouvez…) nous aider pour le financement… d’autant plus qu’il n’y a plus de collectes comme vous savez depuis plus d’un mois… votre soutien sera plus que bienvenu :

Compte bénéficiaire (IBAN) :             BE76  0016  7006  8295

Communication :  soutien aménagement sono Covid19

Le service Téléphonique Mitel est en place et fonctionne. N’hésitez jamais… Il y a presque tout le temps quelqu’un au bout du fil… 02739 33 65

Quand les églises belges vont-elles rouvrir ? Les Évêques de Belgique donnent une indication à ce sujet

Le coronavirus en Belgique touche aussi les églises et autres lieux de cultes. Les fidèles aimeraient beaucoup pouvoir profiter à nouveau de célébrations religieuses, mais les instances officielles, elles, préfèrent rester prudentes.

L’ouverture des églises et lieux de culte fait beaucoup parler. Nombreux sont les fidèles qui demandent à pouvoir à nouveau profiter de célébrations religieuses, qui sont aujourd’hui fermées au public. Le Conseil National de Sécurité a avancé l’hypothèse d’autoriser un plus grand nombre de personnes à assister à des funérailles, mais aucune autre information n’a été communiquée. Pour Tommy Scholtes, porte-parole des Évêques de Belgique, il est aujourd’hui possible d’envisager une réouverture des églises. Mais cela ne se fera pas dans la précipitation. « Nous sommes demandeurs, nous aimerions reprendre nos célébrations rapidement », explique-t-il. « Mais nous sommes dans un scénario de mélange intergénérationnel. Il s’agit du pire scénario possible, parce que cela concerne toute la société et exige le respect de règles strictes », tempère-t-il ensuite. « C’est possible de mettre cela en place, mais cela demandera du temps ».

Des conditions strictes

Pour pouvoir rouvrir les églises, Tommy Scholtes estime nécessaire de suivre le déroulement de la reprise des cours. « Eux aussi mélangent les générations. Si la rentrée scolaire du 18 mai est positive et se passe bien, nous pensons que nous pourrons faire partie du train suivant », détaille le porte-parole des Évêques de Belgique.

S’il est difficile d’avancer une date précise, il est cependant possible de donner quelques indications. « Nous devons accepter que le mélange de générations rend ces ouvertures compliquées », précise tout de suite Tommy Scholtes. « Nous ne pouvons pas prendre de risques inutiles, nous voulons éviter d’être un pôle à risque. Selon moi, nous pourrions, selon l’évolution de la situation, envisager une réouverture entre le 18 mai et le 8 juin »

Tout ceci reste évidemment très hypothétique. Le centre de crise indique d’ailleurs que la décision reviendra aux régions, qui auront sans doute accès à des recommandations. Tommy Scholtes, lui, confirme que des discussions concernant les églises auront lieu dans les prochaines semaines. »

Réflexion

Alors que le temps paraît s’allonger,
Se lisser, s’éterniser,
L’annonce d’un événement fait effet
Déjà de semi-levier :

Dès le 3 mai
Quelque chose devrait changer,
Nous dit-on,
Qui devrait, nous voulons ô combien le croire,
Changer quelque chose
Au cadran de nos montres et cerveaux,
Y apporter quelques iotas de nouveauté,
Avec leur vertu, en quelque sorte,
De nous donner de retrouver
Tout ce long temps perdu…

Un quelque chose que l’on attend,
Que l’on espère,
Que l’on voudrait capable
D’intensifier, de renouer
Tant de nos relations,
Dépecées et outrageusement calibrées
Depuis le début d’un confinement
Qui dure et s’étire…

À lire l’évangile de ce mardi
De la deuxième semaine de Pâques (Jean 3),
On découvre soudain,
Comme si cela nous avait échappé, en fait,
Comme si était resté caché
Depuis des millions d’années,
Au plus loin de nos mémoires,
Effacé de nos consciences, enkysté, refoulé
Malgré la ritualisation et la répétition
De son annonce et de sa célébration…

On redécouvre le « b a ba »
De notre vocation à « être en Christ »,
Notre vocation de baptisés,
La réalité de vie que Jésus nous a révélée
En son passage parmi nous
Sur la terre de Palestine,
Il y a…
Si peu d’années au fond…
(Car que sont 2000 et quelques ans
Au regard des années-lumière
De la création en son évolution ?)

Ce « b a ba » résonne
Dans l’évangile de ce jour,
Au cœur des paroles échangées
Entre Jésus et Nicodème.

Il sonne le glas de nos secondes,
Montres, calendriers,
De nos morbiers et pendules
À ponctuer le temps
En heures, mois, années :

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il ne vient ni où il va.
Il en est ainsi pour qui est né
Du souffle de l’Esprit. »

Naître du Souffle de Dieu,
Naître de son Esprit…
Il le fallait donc ?
Ne le faut-il dès lors
Plus que jamais
Encore ?

Naître à nouveau,
Non du sein retrouvé d’une mère,
Mais de l’action créatrice
Du pneuma divin…

« Comment cela peut-il se faire ? »,
Questionne Nicodème,
Et nous avec !

« Jésus lui répondit :
« Amen, amen, je te le dis :
À moins de naître d’en haut,
On ne peut voir le royaume de Dieu… »

« Amen, amen, je te le dis :
Personne, à moins de naître
De l’eau et de l’Esprit,
Ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair est chair ;
ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t’ai dit :
Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il ne vient ni où il va.
Il en est ainsi pour qui est né
du souffle de l’Esprit. »

Il y a donc bien temps… et temps,
Durée perçue, mesurée… et éternité,
Naissance de chair…, naissance d’Esprit.

Si nous utilisions le temps qui passe,
Cet espace-temps jusqu’au 27 avril,
Jusqu’au 11 mai, jusqu’au 8 juin
Et jusqu’à tout le temps après…
Pour invoquer l’Esprit du Dieu vivant
Et le supplier de nous prendre
En cette naissance d’en-haut,
De nous y établir,
Dans la foi et l’espérance,
Dans cette charité
D’une vie en Lui trouvée à neuf,
Accueillie en sa simplicité,
Son amour intense et secret ?

Ce serait Pâques, vraiment,
En sa fécondité quotidienne,
Pâques en sa réelle gouvernance,
Venant du ciel, y retournant,
Pâques de Jésus fructifiant
Habitant le creux de notre temps,
Le convertissant en instants vivants,
En moments d’éternels commencements.

Sœur Isabelle Donegani (21.04.20, Suisse)

Une spiritualité pour des temps étranges

Le P. Brendan McManus sj, jésuite irlandais puise dans la spiritualité de saint Ignace de Loyola pour formuler dix conseils afin d’affronter la crise du Covid-19.

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Le P. Brendan McManus sj est l’auteur d’une série de livres comme entre autres Finding God in the Mess et Deeper in the Mess, écrits en collaboration avec Jim Deeds. Ils partagent une approche très terre-à-terre de la spiritualité dans la lignée de saint Ignace de Loyola qui presse ses compagnons et les gens de son temps à “chercher Dieu en toutes choses”.

Dans son introduction à ces dix conseils, le P. Brendan McManus sj écrit :

“Nous vivons un moment particulièrement éprouvant dans l’histoire de l’humanité. La crise du coronavirus est pour beaucoup source de préoccupations. Ils s’interrogent sur leur manière d’agir et sont minés par la peur.

Certains auront tendance à se comporter de manière égoïste ou irrationnelle. Leurs émotions les empêchent souvent de prendre de bonnes décisions.

Nous avons déjà vu des exemples de personnes qui se comportent de manière irresponsable, achetant et accumulant par panique au mépris des règles d’hygiène de base comme le respect des distances ou le lavage des mains. D’autres se font les chantres de théories de complot, d’autres encore spiritualisent le problème en y voyant des fléaux envoyés par Dieu et pensent naïvement que la foi en Dieu seule les protègera contre le virus.

Mais il y a aussi des exemples de véritable héroïsme (surtout de la part de ceux qui sont en première ligne), de bonne volonté, de solidarité humaine et de courage. Il y a toujours une issue, les peuples qui sont dans les ténèbres trouvent toujours le chemin de la lumière.

Saint Ignace de Loyola est un survivant : il a survécu à une blessure mortelle, à la convalescence, à une vie passée à mendier sur des routes et à une époque de grandes incertitudes. Il a développé une approche pour vivre dans les difficultés, basée sur son expérience et en utilisant des règles de base. En m’appuyant sur ses idées, j’aimerais humblement offrir quelques réflexions et conseils pratiques qui, je l’espère, seront de quelque utilité.”

  1. Vivre dans le réel

La première chose est d’accepter cette nouvelle réalité, cette nouvelle “normalité” qui s’impose à nous. C’est une transition douloureuse, un changement difficile à mesurer, alors que nous restons souvent accrochés au passé. Des choses élémentaires de la vie quotidienne comme se serrer la main, sortir ensemble et même aller à l’école ou au travail sont remises en question de manière radicale. La phrase bien connue d’Ignace “trouver Dieu en toutes choses” exige de nous que nous trouvions la paix et habitions cette réalité nouvelle que nous n’avons pas choisie. La première chose est donc d’accepter cet état de fait comme un nouvel état “normal”. Nous devons suivre de nouvelles consignes et nous sommes tous appelés à changer certains comportements pour nous protéger et surtout pour protéger les autres, en particulier ceux que l’on considère comme plus vulnérables ou qui ont une santé fragile. Ici, les sciences médicales dictent notre approche et c’est d’autant plus légitime que ce sont les institutions médicales qui supportent l’essentiel du poids de la situation. Ce n’est pas le moment de développer des théories particulières, des approches alternatives ou des méthodes qui n’ont pas fait leurs preuves.

  1. Affronter tes peurs

Il est normal de ressentir des peurs profondes, de l’angoisse, et de se sentir préoccupé face à la situation actuelle, mais il est tout aussi important de ne pas se laisser dominer par elles. La peur n’est pas bonne conseillère et ne doit pas nous guider, car elle s’avère en fin de compte paralysante. Saint Ignace de Loyola nous recommande d’agir directement contre des forces négatives comme la peur, lesquelles ne mènent pas à une bonne prise de décision. Il utilise pour cela l’expression agere contra, ce qui signifie “agir à l’opposé”. La clé ici pour saint Ignace de Loyola est d’aller à l’encontre de ces forces, d’être proactif et de ne pas baisser les bras. On pourrait résumer cela en quelques mots : “ressens la peur et agis ensuite de la meilleure manière possible”. Considère que tu es mortel et combien la crise actuelle met en relief la fragilité de la vie. Le paradoxe est que, si nous acceptons cela, nous pourrons vivre la vie en vérité et agir comme il convient. Chaque nouveau jour est un don, on l’emprunte à l’avenir. Le fait que nous existions est déjà en soi un miracle. Normalement, nous sommes tellement habitués à vivre que nous prenons le don de la vie comme un dû. Or c’est le divin qui nous tient et nous aime. Prenons le temps pour considérer et laisser descendre en nous cette pensée vivifiante. Il n’y a pas à en avoir peur. En fait, c’est même l’occasion de mettre de l’ordre dans nos affaires, de faire le point, de reconnaître échecs et triomphes et d’y percevoir la main de l’Esprit Saint. Réfléchissons à la question posée par la poétesse Mary Oliver : “Que feras-tu de ta vie, sauvage et précieuse ?”

  1. Éviter les extrêmes

Des situations extrêmes peuvent nous mener à des réactions extrêmes. Un extrême est d’être tellement dépassé que sommes paralysés par la peur et incapables de mettre en pratique les instructions qui nous sont demandées pour combattre le virus. L’autre extrême est la tentation de nier ou de sous-estimer les risques. Si tu es jeune, tu peux te croire résistant à tout ou si tu es âgé, tu te trouves apathique et démotivé. Dans les deux cas la question inutile “qu’est-ce que j’en ai à faire” risque d’être le moteur de ton action. Entre ces deux extrêmes, il y a la place où la plupart d’entre nous sont appelés à nous situer. Nous pouvons dès lors prendre toutes les précautions requises et trouver une manière de vivre avec ces limites imposées, dans un équilibre d’attention à soi et aux autres. Le but est d’accepter la situation et de prendre des mesures raisonnables et adaptées en trouvant, espérons-le, du sens et un but pour vivre cette nouvelle réalitéSaint Ignace de Loyola utilise le mot “discernement” pour indiquer comment prendre de bonnes décisions. Cela nécessite de prendre le temps, d’être conscient du tiraillement des extrêmes tout en recherchant ce qui est le plus raisonnable. Cela demande également de bien peser les alternatives, de prendre conseil et d’en évaluer les fruits.

  1. Viser la lumière

Un des points majeurs de notre foi chrétienne est que, quand nous sommes entourés de ténèbres, nous sommes aussi appelés à rester fidèles et à nous laisser guider par la lumière, aussi ténue soit-elle. Gardons en mémoire la dynamique de la Croix. C’est dans les moments d’obscurité et d’abandon apparent que Dieu est à l’œuvre de la manière la plus puissante. Dieu est aussi avec nous dans le désordre des choses. La joie de la Résurrection suit toujours l’angoisse de la Croix. Il est important de reconnaître qu’ici aussi, nous avons à poser des choix et il est important de savoir comment nous agissons. Nous devons assumer des responsabilités et agir avec sagesse, sans être paralysé par la peur ou à l’opposé agir sous le coup de l’impulsivité – par exemple en achetant et en accumulant. De nouvelles opportunités s’ouvrent à nous pour être davantage solidaires, pour soutenir les autres et construire la communauté. Étrangement, les smartphones et les réseaux sociaux offrent de parfaites solutions pour garder la distance tout en restant en contact, de telle sorte que les gens ressentent notre présence.

  1. Garder un équilibre

En temps de crise ou de tempête, il est très important d’être enraciné pour ne pas être balloté à tout vent. Saint Ignace de Loyola recommande de garder les yeux fixés sur le chemin, un pas après l’autre, en avançant résolument. C’est l’image d’un voyage ou d’un pèlerinage : on reste attentif à ses pieds et on fait confiance au sentier. Cela implique que la base soit acquise : repos, structure, régime, exercice physique, des relations sociales adaptées et de l’occupation. Le danger dans ces temps de remous sociaux importants est que les gens soient effrayés, énervés et agissent irrationnellement. Nous risquons de perdre de vue l’importance d’assurer d’abord les fondements, de détourner notre regard de la route pour regarder la tempête. Certes, on peut comprendre que cela arrive, mais nous avons aussi le pouvoir de contrôler notre propre comportement et notre bien-être physique et mental. Cela implique d’être attentifs à nos besoins humains et leur apporter une réponse saine et équilibrée.

  • Bien manger, éviter le grignotage ou la malbouffe.
  • Faire de l’exercice physique en ne restant pas trop longtemps assis.
  • Rester connectés aux autres, ne pas rester trop isolé.
  • Essayer de faire bon usage du temps qui nous est donné en mettant en place des structures et des habitudes.

C’est un défi, mais c’est possible. On compte généralement entre six et sept semaines pour mettre en place une nouvelle routine. Prendre de bonnes habitudes est un gage de réussite. Faisons-le peu à peu, un pas après l’autre, mais continuons d’avancer.

  1. Évaluer ses points faibles

Saint Ignace de Loyola recommande de renforcer nos défenses quand nous sommes attaqués et il nous rappelle que ce sont souvent nos faiblesses et nos vulnérabilités qui sont exploitées. Il prend l’image d’un château assiégé. Les envahisseurs ne prennent pas l’entrée principale d’assaut, mais ils cherchent une porte arrière qui n’est pas gardée ou bien une faille dans la muraille. La crise sanitaire que nous connaissons réveille de profondes peurs de perte de contrôle, de structures qui s’écroulent, etc. Cela peut facilement alimenter une faiblesse préexistante, des soucis, des obsessions et des comportements extrêmes (pensons par exemple à quelqu’un qui souffre de troubles compulsifs obsessionnels : il sera facilement envahi par des angoisses de contamination). Une règle ignatienne de base dans ces cas est de travailler sur les points faibles et de les combattre. Si, par exemple, je reconnais que je suis d’un naturel peureux ou anxieux, je me concentrerai d’abord sur ces points-là. Cela renforce la confiance en soi. J’ai maintenant une stratégie. Je ne dois pas tout réparer, mais en faire juste assez pour boucher les trous. Peut-être des techniques psychologiques peuvent être utiles comme la Thérapie Cognitive Comportementale, laquelle s’interroge sur la rationalité de certaines pensées. Ou bien une prière centrée peut aider à ce que la grâce de Dieu se porte sur de vieilles blessures.

  1. La vraie prière

Nous vivons un temps propice à la prière. Elle est une réponse naturelle à l’incertitude et à une perte de contrôle. Elle nous permet d’être en communication avec le divin. Elle nous donne d’agir et de vivre sans peur. La prière peut être aussi simple qu’une conversation ou un dialogue avec le créateur, la source de notre être. La clé est de nous présenter à Dieu tel que nous sommes, avec nos peurs et nos tracas et lui demander son aide et son accompagnement. Confie tout à Dieu, toutes nos peurs et nos soucis. Cela peut être difficile, dans la mesure où nous voulons garder le contrôle. Il est difficile de demander de l’aide alors que la culture moderne méprise l’idée du divin et toute autre manière de vivre que l’existence individuelle et solitaire dans un monde matériel. Cependant, il y a autre chose qui est en jeu dans les temps extraordinaires que nous connaissons. La précarité de la vie se révèle à nous. Nous comprenons mieux que nous sommes interconnectés et en recherche d’une communauté. Il y a là un appel à embrasser notre humanité avec ses limites tout en reconnaissant notre besoin d’un amour plus grand. Il ne s’agit pas d’une théorie ou d’un concept, mais bien d’une expérience. Essayons et regardons ce qui se passe.

  1. Concentre-toi sur ce que tu peux faire

Il y a bien entendu beaucoup de choses que nous n’avons pas le droit de faire sans contrevenir aux directives officielles, mais il y en a beaucoup que nous pouvons faire sans risque. Nous pouvons regarder la crise comme une opportunité pour nous améliorer, devenir meilleur et aider les autres et ne pas rester dans la négativité et dans la peur. Essayons de cheminer vers la gratitude, en remerciant pour les petites choses. Prenons un moment en fin de journée pour la relire et repérer les moments de lumière qui ne peuvent se voir qu’avec perspicacité et réflexion. Développer la gratitude est un puissant antidote contre la négativité et l’apathie.

Il y a un bon nombre d’exemples d’actions positives que bien des personnes font déjà. Nous pouvons d’ores et déjà :

  • Être en lien avec les voisins, surtout les personnes âgées ou vulnérables.
  • Rester en forme en surveillant son alimentation, en veillant à garder un équilibre de vie et en sortant prendre l’air.
  • Bien utiliser notre temps, commencer de nouveaux loisirs.
  • Saisir l’opportunité pour construire et renforcer les relations avec la famille et les amis.
  • Considérer ce dont nous pouvons nous passer.
  • Tous nous avons des dons et des talents, quelque chose à offrir aux autres.

Nous pouvons prier avec le problème, tout en gardant notre attention mobilisée sur les solutions.

  1. Le plus grand bien

Il y a un dilemme dans la théorie des jeux qui veut qu’un joueur seul reçoive une faible récompense s’il joue égoïstement, mais qu’en jouant collectivement, ils reçoivent ensemble une récompense bien plus grande. C’est une parfaite illustration de ce que nous vivons pour le moment. Agir égoïstement en accumulant des réserves de denrées et en ne se protégeant que soi-même, est une stratégie de court terme. Chacun sait que la seule solution qui fonctionne sur le long terme est de collaborer. “Il y a assez à manger pour tout le monde”, tel est le mantra des supermarchés, mais ce n’est vrai que si les gens agissent avec modération et d’une manière responsable. Voilà une vérité qui donne à réfléchir. Chacun est appelé à garder son calme et à coopérer pour faire un bon usage des denrées alimentaires et des ressources médicales. Nous devons coopérer et nous supporter pour vivre cela sur le long terme, pendant des mois. Sortir de soi pour aller vers les autres nous décentre de nous-mêmes pour le bien du donneur comme de celui qui reçoit. Saint Ignace de Loyola nous dit que “l’amour se montre davantage dans les actes que dans les mots”. Nous ne devons pas sous-estimer l’impact d’un mot, d’un texte ou d’une prière pour un autre en ces moments exceptionnels que nous connaissons.

  1. Prendre de bonnes décisions

Maintenant plus que jamais, nous devons nous assurer de prendre les bonnes décisions. Certains aspects fondamentaux des consignes sanitaires demandent que nous fassions les bons choix. Si nous manifestons certains symptômes de la maladie par exemple, il est important de rechercher l’aide médicale nécessaire ou bien de faire des tests. Il est tout aussi crucial de protéger les autres par notre comportement responsable, quitte parfois à nous retirer, à prendre nos distances. Certaines règles ignatiennes pour le discernement peuvent s’avérer utiles ici : rassembler un maximum d’informations, porter de bons jugements sur les situations et sur les gens et agir de manière responsable et socialement éthique. Inévitablement, nous rencontrerons des personnes aux prises avec des décisions complexes et difficiles à prendre, car elles impliquent d’autres personnes, parfois elles-mêmes vulnérables. Elles auront besoin de conseils, de consulter sagement et de décider la tête froide. Pour chacun de nous, il est particulièrement important de ne pas paniquer et de ne pas se laisser dicter notre comportement par les émotions. Il est bien-sûr tout à fait compréhensible en ces circonstances sans précédent que nous ressentions de fortes émotions, mais elles peuvent s’avérer être un obstacle à une bonne prise de décision. Il peut être utile de faire la liste du pour et du contre, de prendre le rôle de notre propre avocat du diable et d’essayer de trouver des solutions créatives aux problèmes. Saint Ignace de Loyola insiste sur le fait qu’en période d’agitation, nous ne changions pas les décisions fermes que nous avions prises auparavant et surtout, que nous évitions de paniquer en prenant des décisions inconsidérées sous l’effet de la peur.

Le véritable sens du Carême

Pour les chrétiens, notre manière de comprendre le Carême est mise à rude épreuve, alors que nous essayons de répondre au défi de trouver Dieu dans la situation nouvelle et effrayante que nous vivons. Nous devrons sans doute changer des habitudes et des convictions anciennes alors que nous marchons résolument, pas à pas, le long du chemin sur lequel Dieu nous conduit dans ces temps d’incertitude. “C’est l’amour que je veux et non les sacrifices”, nous dit le prophète en nous révélant le projet de Dieu. Cela nous conduit tout droit vers l’essentiel, vers la conviction qu’il y a un sens et une raison dans notre comportement quand nous le faisons de manière responsable et avec compassion.

Cette aventure est porteuse d’une espérance qui frayera son chemin en traversant cette crise, tout comme la Croix n’est pas la fin. Comme l’a dit le pape François : “Ce sentier est difficile, tout comme l’amour est difficile, mais c’est un sentier plein d’espérance. Je dirais même plus : l’exode du Carême est en fait le chemin sur lequel l’espérance prend forme”.

P. Brendan McManus sj,
Traduit de l’anglais

Les églises fermées, un signe de Dieu ?

Dans LA VIE. Publié le 24/04/2020 à 11h21 – Tomás Halik

 
 Le Père Tomas Halik (en photo), professeur de sociologie à l’université de Prague, nous livre une analyse décapante sur la fermeture des églises face au coronavirus. Ondrej Deml/AP/SIPA

Le Père Tomas Halik (en photo), professeur de sociologie à l’université de Prague, nous livre une analyse décapante sur la fermeture des églises face au coronavirus.

L’Église doit sortir de son confinement spirituel, estime Tomás Halík, le grand intellectuel tchèque. La Vie publie la version française d’un texte sur le covid-19 qui suscite déjà le débat en Europe et aux États-Unis. Professeur de sociologie à l’université de Prague, l’auteur a été ordonné prêtre clandestinement durant le régime communiste.

« Lors de grandes calamités, il est naturel de se préoccuper d’abord des besoins matériels pour survivre. Mais on ne vit pas que de pain. Le temps est venu d’examiner les implications plus profondes de ce coup porté à la sécurité de notre monde. L’inéluctable mondialisation semble avoir atteint son apogée. La vulnérabilité générale d’un monde global saute maintenant aux yeux. Quel genre de défi cette situation représente-t-elle pour le christianisme, pour l’Église et pour la théologie ?

L’Église devrait être un « hôpital de campagne ». Par cette métaphore, le pape veut dire que l’Église ne doit pas rester dans un splendide isolement, mais doit se libérer de ses frontières et apporter de l’aide là où les gens sont physiquement, mentalement, socialement et spirituellement affligés. Oui, c’est comme cela que l’Église peut se repentir des blessures infligées tout récemment par ses représentants aux plus faibles.

Si l’Église doit être un « hôpital », elle doit bien sûr offrir les services sanitaires, sociaux et caritatifs qu’elle a offerts depuis l’aube de son histoire. Mais en tant que bon hôpital, l’Église doit aussi remplir d’autres tâches. Elle a un rôle de diagnostic à jouer, en identifiant les « signes des temps ». Un rôle de prévention, en créant un « système immunitaire » dans une société où sévissent les virus malins de la peur, de la haine, du populisme et du nationalisme. Et un rôle de convalescence, en surmontant les traumatismes du passé par le pardon.

Les églises vides, un signe et un défi

L’an dernier, juste avant Pâques, Notre-Dame de Paris a brûlé. Cette année, pendant le Carême, il n’y a pas eu d’offices religieux dans des centaines de milliers d’églises sur plusieurs continents, ni dans les synagogues et les mosquées. En tant que prêtre et théologien, je réfléchis à ces églises vides ou fermées comme un signe et un défi de Dieu.

Comprendre le langage de Dieu dans les évènements de notre monde exige l’art du discernement spirituel, qui à son tour appelle un détachement contemplatif de nos émotions exacerbées et de nos préjugés, ainsi que des projections de nos peurs et de nos désirs. Dans les moments de désastre, les « agents dormants d’un Dieu méchant et vengeur » répandent la peur. Ils en font un capital religieux pour eux-mêmes. Pendant des siècles, leur vision de Dieu a apporté de l’eau au moulin de l’athéisme.

Je ne vois pas Dieu comme un metteur en scène de mauvaise humeur, assis confortablement dans les coulisses des évènements. Je le vois plutôt comme une source de force, opérant chez ceux qui font montre de solidarité et d’amour désintéressé dans de telles situations. Oui, y compris ceux qui n’ont pas de « motivation religieuse » pour leur action ! Dieu est amour humble et discret.

N’avons-nous pas déjà été avertis par ce qui se passe dans de nombreux pays, où de plus en plus d’églises, de monastères et de séminaires se vident et ferment leur porte ?

Mais je ne peux m’empêcher de me demander si le temps des églises vides et fermées n’est pas une sorte de vision nous mettant en garde contre ce qui pourrait se passer dans un avenir assez proche : c’est à cela que pourrait ressembler dans quelques années une grande partie de notre monde. N’avons-nous pas déjà été avertis par ce qui se passe dans de nombreux pays, où de plus en plus d’églises, de monastères et de séminaires se vident et ferment leur porte ? Pourquoi avons-nous pendant si longtemps attribué cette évolution à des influences externes (« le tsunami séculier ») au lieu de comprendre qu’un autre chapitre de l’histoire du christianisme arrive à son terme et qu’il est temps de se préparer pour un nouveau ?

Cette époque de vide dans les bâtiments d’église révèle peut-être la vacuité cachée des Églises et leur avenir probable, à moins qu’elles ne fassent un sérieux effort pour montrer au monde un visage totalement différent. Nous avons beaucoup trop cherché à convertir le monde et beaucoup moins à nous convertir nous-mêmes par un changement radical de l’ « être chrétien ».

Quand l’Église médiévale a fait un usage excessif des interdits comme sanction et que ces « grèves générales » de toute la machine ecclésiastique signifiaient que les services religieux n’avaient plus lieu et que les sacrements n’étaient plus administrés, les gens ont commencé à rechercher de plus en plus une relation personnelle avec Dieu, une « foi nue ». Les fraternités laïques et le mysticisme se sont multipliés. Cet essor du mysticisme a sans aucun doute contribué à ouvrir la voie à la Réforme. Non seulement celle de Luther et de Calvin mais aussi la réforme catholique, liée aux Jésuites et au mysticisme espagnol. Peut-être que la découverte de la contemplation pourrait aider à compléter la « voie synodale » vers un nouveau concile réformateur.

Un appel à la réforme

Je ne vois pas en quoi une solution succincte sous forme de substituts virtuels serait une solution suffisante à l’heure où le culte public est interdit. De même, pensions-nous vraiment répondre au manque de prêtres en Europe en important des « pièces de rechange » pour la machinerie ecclésiale à partir d’entrepôts apparemment sans fond en Pologne, en Asie et en Afrique ? Nous devrions accepter l’actuel sevrage des services religieux et du fonctionnement de l’Église comme un kairos, une opportunité pour nous arrêter et nous engager dans une réflexion approfondie devant Dieu et avec Dieu. Cet « état d’urgence » est un révélateur du nouveau visage de l’Église.

Nos paroisses, nos congrégations, nos mouvements et nos monastères devraient se rapprocher de l’idéal qui a donné naissance aux universités européennes : une communauté d’élèves et de professeurs, une école de sagesse, où la vérité est recherchée à travers le libre débat et aussi la profonde contemplation. De tels îlots de spiritualité et de dialogue pourraient être la source d’une force de guérison pour un monde malade. La veille de l’élection papale, le cardinal Bergoglio a cité un passage de l’Apocalypse dans lequel Jésus se tient devant la porte et y frappe. Il a ajouté : aujourd’hui, le Christ frappe de l’intérieur de l’Église et veut sortir. Peut-être est-ce ce qu’il vient de faire.

Où est la Galilée d’aujourd’hui ?

Depuis des années je réfléchis au texte bien connu de Friedrich Nietzsche sur le « fou » (le fou qui est le seul à pouvoir dire la vérité) proclamant « la mort de Dieu ». Ce chapitre s’achève quand le fou va à l’église pour chanter Requiem aeternam deo et demande : « Après tout, que sont vraiment ces églises sinon les tombeaux et les sépulcres de Dieu ? » Pendant longtemps, plusieurs aspects de l’Église me paraissaient de froids et opulents sépulcres d’un dieu mort. Beaucoup de nos églises ont été vides à Pâques cette année. Mais nous avons pu lire chez nous les passages de l’Évangile sur le tombeau vide. Si le vide des églises évoque le tombeau vide, n’ignorons pas la voix d’en haut : « Il n’est pas ici. Il est ressuscité. Il vous précède en Galilée. » Où se trouve la Galilée d’aujourd’hui, où nous pouvons rencontrer le Christ vivant ?

Dans le monde, le nombre de « chercheurs » augmente à mesure que le nombre de « résidents » (ceux qui s’identifient avec la forme traditionnelle de la religion et ceux qui affirment un athéisme dogmatique) diminue. En outre, il y a bien sûr un nombre croissant d’« apathiques » – des gens qui se moquent des questions de religion ou de la réponse traditionnelle qu’on leur donne. La principale ligne de démarcation n’est plus entre ceux qui se considèrent croyants et ceux qui se disent non-croyants. Il existe des « chercheurs » parmi les croyants (ceux pour qui la foi n’est pas un « héritage » mais un « chemin ») comme parmi les « non-croyants », qui, tout en rejetant les principes religieux proposés par leur entourage, ont cependant un désir ardent de quelque chose pour satisfaire leur soif de sens. Là est la Galilée d’aujourd’hui.

À la recherche du Christ parmi les chercheurs

La Théologie de la Libération nous a enseigné à chercher le Christ parmi ceux qui sont en marge de la société. Mais il est aussi nécessaire de le chercher chez les personnes marginalisées au sein de l’Église, parmi ceux « qui ne nous suivent pas ». Si nous voulons nous connecter avec eux comme disciples de Jésus, nous allons devoir abandonner beaucoup de choses.

Il nous faut abandonner bon nombre de nos anciennes notions sur le Christ. Le Ressuscité est radicalement transformé par l’expérience de la mort. Comme nous le lisons dans les Évangiles, même ses proches et ses amis ne l’ont pas reconnu. Nous n’avons pas à prendre pour argent comptant les nouvelles qui nous entourent. Nous pouvons persister à vouloir toucher ses plaies. En outre, où serons-nous sûrs de les rencontrer sinon dans les blessures du monde et les blessures de l’Église, dans les blessures du corps qu’il a pris sur lui ?

Nous devons abandonner nos objectifs de prosélytisme. Nous n’entrons pas dans le monde des chercheurs pour les « convertir » le plus vite possible et les enfermer dans les limites institutionnelles et mentales existantes de nos Églises. Jésus, lui non plus, n’a pas essayé de ramener ces « brebis égarées de la maison d’Israël » dans les structures du judaïsme de son époque. Il savait que le vin nouveau doit être versé dans des outres nouvelles.

Nous devons apprendre à élargir les limites de notre compréhension de l’Église.

Nous voulons prendre des choses nouvelles et anciennes dans le trésor de la tradition qui nous a été confié et les faire participer à un dialogue dans lequel nous devons apprendre les uns des autres. Nous devons apprendre à élargir les limites de notre compréhension de l’Église. Il ne nous suffit plus d’ouvrir magnanimement une « cour des gentils ». Le Seigneur a déjà frappé « de l’intérieur » et est sorti – et il nous appartient de le chercher et de le suivre. Le Christ a franchi la porte que nous avions verrouillée par peur des autres. Il a franchi le mur dont nous nous sommes entourés. Il a ouvert un espace dont l’ampleur et l’étendue nous donnent le tournis.

L’Église primitive des juifs et des païens a vécu la destruction du temple dans lequel Jésus priait et enseignait à ses disciples. Les juifs de cette époque ont trouvé une solution courageuse et créative : ils ont remplacé l’autel du temple démoli par la table familiale, et la pratique du sacrifice par celle de la prière privée et communautaire. Ils ont remplacé les holocaustes et les sacrifices de sang par le « sacrifice des lèvres » : réflexion, louange et étude des Écritures. À peu près à la même époque, le christianisme primitif, banni des synagogues, a cherché une nouvelle identité propre. Sur les décombres des traditions, les juifs et les chrétiens apprirent à lire la Loi et les prophètes à partir de zéro et à les interpréter à nouveau. Ne sommes-nous pas dans une situation similaire ?

Dieu en toutes choses

Quand Rome est tombé au début du Ve siècle, les païens y ont vu un châtiment des dieux à cause de l’adoption du christianisme. Les chrétiens y ont vu une punition de Dieu adressée à Rome, qui avait continué à être la putain de Babylone. Saint Augustin a rejeté ces deux explications. Il a développé sa théologie du combat séculaire entre deux « villes » adverses : non pas entre les chrétiens et les païens, mais entre deux « amours » habitant le cœur de l’homme : l’amour de soi, fermé à la transcendance (Amor sui usque ad contemptum Deum) et l’amour qui se donne et trouve ainsi Dieu (amor Dei usque ad contemptum sui). La période actuelle de changement de civilisation n’appelle-t-elle pas une nouvelle théologie d’histoire contemporaine et une nouvelle compréhension de l’Église ?

« Nous savons où est l’Église, mais nous ne savons pas où elle n’est pas », nous a enseigné le théologien orthodoxe Evdokimov. Peut-être ce que le dernier concile a dit sur la catholicité et l’œcuménisme doit-il acquérir un contenu plus profond ? Le moment est venu d’élargir et d’approfondir l’œcuménisme, d’avoir une « recherche de Dieu en toutes choses » plus audacieuse.

Nous pouvons, bien sûr, accepter ces églises vides et silencieuses comme une simple mesure temporaire bientôt oubliée. Mais nous pouvons aussi l’accueillir comme un kairos – un moment opportun « pour aller en eau plus profonde » dans un monde qui se transforme radicalement sous nos yeux. Ne cherchons pas le Vivant parmi les morts. Cherchons-le avec audace et ténacité, et ne soyons pas surpris s’il nous apparaît comme un étranger. Nous le reconnaîtrons à ses plaies, à sa voix quand il nous parle dans l’intime, à l’Esprit qui apporte la paix et bannit la peur. »

Temps de Pâques: 50 jours

       Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel- 13.04.2020

Semaine de Pâques

Le tombeau vide

Tellement improbable. Pourtant les femmes l’avaient dit. Elles s’étaient rendues au tombeau pour le couvrir de parfums, elles ont trouvé un ange qui leur a dit « Qui cherchez-vous ? » mais lui, ils ne l’ont pas vu ! Si déjà la naissance de Jésus avait été si improbable, sa mort et sa résurrection le sont encore plus. Si Jésus n’était pas ressuscité, notre foi serait vaine, elle n’existerait tout simplement pas.

Notre foi s’appuie sur le témoignage, non pas sur la preuve, des femmes, des disciples, de tous ceux et celles qui ont vécu avec lui une rencontre. Une vraie. Non une apparence. Mais des cœurs qui rejoignent le cœur de Jésus. Certes, marqué par les cicatrices de la souffrance, mais donné pour que nous en vivions.

A travers sa résurrection, ce sont toutes nos morts et nos souffrances qui sont dépassées. En lui, l’échec est un renouveau. La vie renaît. Nous sommes ses enfants. Par les vœux du baptême renouvelés, nous confirmons notre « enfance » vivante et forte, notre appartenance à la famille des chrétiens. Nous pouvons appeler Dieu notre Père.

Aller, courir, au tombeau du Christ, c’est redire notre foi… Certes Jésus l’an annoncé à plusieurs reprises au long de sa vie, sa passion, sa mort et sa résurrection. Mais l’avons-nous vraiment entendu ? L’Evangile, parole vivante le redit. Mais aujourd’hui, le tombeau est vide. C’est ce vide qui remplit notre vie, de lumière et de vie.

A travers nos soucis quotidiens, nos échecs, nos péchés, osons nous relire notre vie à la lumière de la résurrection qui redonne force, qui pardonne, qui donne simplement de croire ?

La foi n’est pas d’abord un énoncé de choses à croire. Mais la vie avec Jésus qui nous parle à travers le témoignage des disciples des premières communautés de croyants. Nous y mettons la même ardeur ? 

Tommy Scholtes sj

Prions en Eglise Belgique (rédigé en janvier 2020)


Inclinations   johanniques (3)   Voici encore, toujours en écho priant à des passages de saint Jean, cinq méditations poétiques pour nous ouvrir à la joie de Pâques.  Philippe Wargnies  sj

Considérant  le suaire

Et les linges bien rangés

Il croit en l’œuvre du Père

Pour son Fils mort outragé

Cadet de ses sœurs et frères

Il se reçoit messager  

Du plus glorieux mystère

            Que l’Esprit va propager 

            Le disciple bien-aimé au tombeau, en Jn 20,1-10

            Évangile pour le dimanche de Pâques

            et pour la fête de saint Jean, le 27 décembre

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Penchée  au seuil de la tombe

Où nul désormais ne dort

Marie d’au-delà du monde

S’entend dire : Viens dehors 

D’une blancheur de colombe

Il s’est réveillé des morts

L’aube naissante est féconde

Du grain levé de Son Corps

L’apparition à Marie de Magdala, en Jn 20,11-18

Évangile pour le mardi de l’Octave pascale

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Heureux  Thomas ceux qui croient

Cœurs ouverts au témoignage

Sans être de ceux qui voient

Car là-bas sur le rivage

C’est Jésus qui les envoie

Porter le pain qu’il partage

Afin qu’en ce monde ils soient

Porte-flambeaux de Sa joie

L’apparition à Thomas, en Jn 20,24-28

Évangile pour le 2ème dimanche de Pâques

et pour la fête de saint Thomas, le 3 juillet

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Au creuset  des M’aimes-tu

Jésus repêche et rachète 

Cet esquif des flots battu

Ce naufragé des tempêtes

Que la honte a confondu  

D’une humilité secrète

Les Suis-moi de l’Apparu

Le recréent en tête-à-tête  

Le dialogue avec Simon-Pierre au bord du lac, en Jn 21,15-23

Évangile pour le 3ème dimanche de Pâques,

les vendredi et samedi de la 7ème semaine de Pâques,

et la solennité des saints Pierre et Paul, les 28 (vigile) et 29 juin

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Recueillie  dessus le Livre

Où Dieu parle raconté

Sobrement l’âme s’enivre

Du Verbe d’éternité

Sa vérité nous délivre

Aux rives de la clarté

Mots de braise qui font vivre

Du Vivant manifesté 

Cf. divers passages de Jean,

dont Jn 21,9-14 et les conclusions de Jn 20,30-31 et Jn 21,25

pour les évangiles des 2ème et le 3ème dimanches de Pâques

Une proposition

À l’occasion de la fête de Pâques, et pour les jours qui suivront,  un arbre de vie sera installé dans l’église st-Jean Berchmans ° St- Michel. Nous vous proposons d’y placer vos prières et les prénoms des personnes que vous aimez. Les dessins des enfants sur le thème de Pâques sont également les bienvenus. Ils seront placés dans l’église.

Comment faire ? Envoyez vos intentions de prière et les prénoms des personnes que vous aimez à

Tommy.scholtes@tommyscholtes.be.  Les dessins peuvent être déposés dans la boîte aux lettres du 24 Boulevard st Michel, 1040 Bruxelles, au nom du P. Tommy ou à l’entrée de l’église.

Des photos seront publiées sur les réseaux sociaux et vous pourrez passer voir le résultat, tout en respectant les règles de distanciation sociale…. (Idée de l’Abbé F. Mathot, de Fosses-la-Ville)

Echos reçus… en images

Pendant la semaine Sainte, nous avons diffusé les offices par Facebook et YouTube… au point que Télé BXL (BX1) a voulu en faire un petit reportage. Si vous souhaitez le revoir, faites un copier/coller de ceci, et vous le verrez.

Bonjour Père Tommy, j’espère que vous allez bien en cette période qui doit être intense pour vous. Je fais partie des gâtés du confinement, avec ma petite famille autour de moi et une surcharge de travail au bureau …(…)

J’essaye de reprendre contact avec ma petite équipe de lecteurs de la messe du dimanche.

Demain nous dira ce qui aura changé dans notre communauté. On ne peut qu’espérer qu’elle se sentira plus proche et plus solidaire, et que nous pourrons mettre en pratique toutes les bonnes idées que vous et votre équipe pastorale aviez tenté de réunir… Bonne fête de Pâques à vous. F. G.

Un beau texte reçu d’un ami …

En ce jour de Pâques confiné de 2020,

En marche, les endeuillés… vos proches et connaissances passés sur l’autre rive vous convient  à aller de l’avant avec conviction pour leur rester fidèles…

En marche, les confinés incapables de contrôler ce qui se passe… mettez-vous au défi de contrôler le façon dont vous réagissez à ce qui se passe… 

En marche, les idéalistes prudents qui refusez le déjà-vécu, le déjà-prêt… ne ratez pas la singularité de cette période pascale extraordinaire…

En marche, les optimistes soucieux de plus d’égalité et de plus de solidarité… sachez qu’un nouveau pacte social, écologique et humaniste est possible…

En marche, les cœurs purs, les bienveillants attentifs à dire combien sont importants ceux qui vous ont permis d’être et de grandir… n’hésitez plus à partager vos joies, vos peines et vos questions… 

Demain, un changement s’impose à nous avec une nécessité primordiale.

A notre niveau, Printemps et Pâques sont synonymes  d’impossibilité devenue possibilité, de fruit de notre imagination devenu réalité,  si nous le décidons au quotidien dans nos engagements, amitiés et passions, mais aussi dans notre statut de citoyen du monde, de l’Europe, de notre pays, de notre région et de notre commune.

En marche donc, fort de notre humanité chevillée à une volonté de résistance, à une foi  en l’homme et au refus du repli sur soi.

En marche donc, persuadé de notre responsabilité obstinée – parfois dissidente -,

d’ouvrir notre cœur et d’utiliser notre intelligence pour qu’un monde nouveau advienne.

En marche donc, relevons ensemble nos manches car demain dépend aussi de chacun de nous. 

Dynamisante fête de Pâques, sur vos routes en pensée avec tous ceux qui vous sont chers. (C.V.)

Nous tenons à remercier très vivement l’équipe fleurs qui n’a pas manqué de trouver les arrangements adéquats pour soutenir la prière. Le P JY Grenet vous a remerciés en direct par Facebook interposé. Le Père Jorge Puig a fait de magnifiques photos. Dont celles-ci. Merci à lui.

Eglise Saint Jean Berchmans

N’est-ce pas au cœur de la nuit qu’il est beau de croire à la Lumière ? Nous qui vivons depuis des semaines dans la nuit de la pandémie qui se déroule invisible au grand jour, nous nous soutenons les uns les autres par l’isolement et la distance.. et là, nous percevons à quel point nous sommes unis, dans la fraternité, la solidarité, dans la communion. Cette espérance qui nous nourrit est un chemin pour en sortir ensemble. Une Lumière plus forte que la mort jaillit du tombeau du Christ.

Puissions-nous vivre ce temps comme un grand passage où après, plus rien ne sera comme avant sans doute, mais en croyant toujours en l’autre, et en l’Autre, … c’est ma foi. A 12 heures nous sonnerons les cloches pour l’exprimer (TS sur Facebook, 12 avril)

Nous vous souhaitons un beau temps de Pâques

(50 jours, jusqu’à la Pentecôte)

P Tommy, p Gilles, p. Bernard, p. Philippe et la communauté jésuite

Samedi saint et Paques

       Le Bonjour des amis

Eglise st Jean Berchmans ° st Michel  11.04.2020

Samedi Saint et Pâques

DONNER CORPS

(Une méditation pour Pâques)

C ‘ est mon corps, pleure le bébé nouveau-né, donné à la vie, la lumière, l’air libre, La tendresse de la poitrine de la mère et le regard étonné du père.

Voici mon corps, murmure la femme à l’oreille de sa bien-aimée.

Ils apprendront, répond-il, se donner mutuel dans une union fructueuse, créative et révélatrice.

C ‘ est mon corps, brillant le travailleur de jour, alors qu’il est pris.

Je vous le donne pour que nos corps unis construisent une cathédrale.

C ‘ est mon corps, dit rassurant, celui qui sèvre.

Donné, il dévoilera les nombreux actes d’amour qui élèvent les enfants à être confiants.

Voici mon corps, gémit l’invalide, donné à la tendresse divine des mains attentionnées Et au regard chaste qui promet un avenir et une nouvelle liberté.

Voici mon corps, dit la vieille femme mourante, alors que son front est épongé. Elle est là, réduite à son essence dure.

Donné, il devient graine plantée dans la terre pour une fructuosité invisible.

C ‘ est mon corps, prend la fille dont la joie s’est éteinte. Céder à une étreinte sans amour, qui encore et encore, feint l’affection pour protéger le souffle de vie.

C ‘ est mon corps, pleure l’esclave sous le cil. Corps abandonné, lacéré, bleus et déchiré.

Mais au-delà, le regard fier trahit la détermination et la grandeur de l’âme.

Voici mon corps, soupire le nazaréen sur la croix.

Un corps dans lequel le don de soi a refaçonné la cruauté.

Un corps donné pour que, en regardant le percé, chacun puisse reconnaître le sien et passer à la vie.

Voici mon corps, proclame le ressuscité. Chacun de nous est membre de ce corps.

Dans le don de soi s’exprime l’amour et la confiance du Christ ; simplement, silencieusement. Parce que dans ce cadeau, tout est en jeu, tout a du sens. La vie se renouvelle.

Vincent Klein SJ, Semaine Sainte 2020

(Traduction Peter Gallagher SJ)

Une proposition

À l’occasion de la fête de Pâques, et pour les jours qui suivront,  un arbre de vie sera installé dans l’église st-Jean Berchmans ° St- Michel. Nous vous proposons d’y placer vos prières et les prénoms des personnes que vous aimez. Les dessins des enfants sur le thème de Pâques sont également les bienvenus. Ils seront placés dans l’église.

Comment faire ? Envoyez vos intentions de prière et les prénoms des personnes que vous aimez à

Tommy.scholtes@tommyscholtes.be.  Les dessins peuvent être déposés dans la boîte aux lettres du 24 Boulevard st Michel, 1040 Bruxelles, au nom du P. Tommy ou à l’entrée de l’église.

Des photos seront publiées sur les réseaux sociaux et vous pourrez passer voir le résultat, tout en respectant les règles de distanciation sociale…. (Sur une idée de l’Abbé F. Mathot, de Fosses-la-Ville)

Echos reçus

Joyeuse fête aujourd’hui à tous les prêtres Jésuites que je connais et ceux que je ne connais pas. Soyez bénis en abondance pour vos ministères et vos fiat au Christ.  Que l’Esprit Saint vous renouvelle tout spécialement aujourd’hui (malgré le confinement) et fasse brûler en vos cœurs encore plus de son Amour. Qu’il vous conforte dans les épreuves et vous remplisse de sa joie et de sa paix. Que la Sainte Vierge vous garde sous son manteau protecteur et vous guide tout au long de vos cheminements sur la terre ! Bon triduum Pascal à tous.  S.

Merci pour tes messages qui nous soutiennent tous. Le texte que tu as mis en tête du Bonjour d’hier soir est magnifique. Je l’ai diffusé largement par WhatsApp auprès d’amis. Ce texte nous ramène à l’essentiel et nous rappelle que Dieu est avec nous dans ce que nous vivons actuellement. Je lis aussi des extraits à mes parents par téléphone. Et je pense que, désormais, je vais leur imprimer tes Bonjour. Ils n’ont ni internet ni WhatsApp… Cela les isole encore davantage

Mes Chers prêtres du Collège de Saint Michel, En ce Jeudi Saint, fête du sacerdoce, je voulais vous remercier pour votre engagement, votre exemple, votre vocation !! Vous faites partie complète et indissociable de ma croissance dans la foi, et je vous serai toujours reconnaissante 😊

Merci pour avoir donné votre vie pour annoncer et faire connaitre Jésus-Christ. C’est un énorme exemple d’où il faut être notre trésor.

Merci pour tout l’amour que vous donnez dans l’eucharistie, le sacrement de réconciliation et beaucoup d’autres services “invisibles” sens lesquels, notre communauté, le monde serait moins bon, moins solidaire.

Je prie pour vous, pour que le Seigneur vous accorde la grâce de marcher vers la sainteté et rester toujours notre inspiration !

Mes meilleurs vœux de bonne et heureuse fête du sacerdoce à tous et en particulier à vous Père Tommy et au Père Philippe 😊V. R.

Semaine Sainte. Merci du beau texte sur la Semaine Sainte traduit de l’espagnol…Il donne un sens à toutes les souffrances vécues…B.D.

Pour accompagner ce temps pascal et ce temps de confinement, Cathobel est heureux de vous proposer la lecture de Simon à la Croisée des Chemins d’André Querton. Ce livre est téléchargeable gratuitement en version PDF, sur le site de Cathobel jusqu’au dimanche 19 avril.

Chers Pères, Pour vous remercier de tout cœur pour votre sacerdoce et le don de vous-même pour servir le Christ et le prochain ! Et particulièrement en cette période de confinement merci beaucoup pour tout ce que vous déployez pour que les chrétiens puissent suivre les offices et continuer à être nourris dans leur foi. Prenez soin de vous et en union de prières et surtout en ce Jeudi Saint… Beau Triduum Pascal connecté !  E.

Merci beaucoup… Tout est arrangé. J’avais mis l’e-mail de Thomas en copie du courriel que je t’ai adressé et cela a fonctionné. Il vient chercher l’ordinateur ! (Demande de Thomas Peeters honorée). ! C.C.

Jeudi saint

La messe de la Cène simplifiée a été célébrée à la chapelle ND des apôtres par la communauté. Sans le geste du lavement des pieds. Pendant le temps de silence qui a suivi l’homélie, j’ai simplement que chacun se laisse faire en priant, et en pensant qu’à ce moment-là, Jésus lui-même nous fait le lavement de pieds. Diffusée sur FB, la messe a été regardée près de 500 fois.

Notre vendredi saint à l’église

Une petite équipe s’est mise en place et nous avons pu diffuser le Chemin de Croix sur YouTube où il est toujours consultable (www.youtube.com/tommyscholtes). Aidés par l’équipe technique de Philippe Denis et ses fils, nous avons eu une belle réalisation, avec Philippe Wargnies, Laurent Salmon-Legagneur et Gilles Barbe.

Le soir Gilles Barbe a présidé l’office de la Passion. Après une longue lecture paisible de la Passion par 5 intervenants, a suivi la grande prière universelle, en particulier avec une intention souhaitée par le pape.

POUR CEUX QUI SOUFFRENT EN CE TEMPS DE PANDÉMIE

Prions pour tous ceux qui souffrent   des conséquences de la pandémie actuelle : Que Dieu notre Père accorde la santé aux malades, la force au personnel soignant, le réconfort aux familles et le salut à toutes les personnes qui ont trouvé la mort. 

 Tous prient en silence. Puis le prêtre dit : « Dieu éternel et tout-puissant, refuge de ceux qui souffrent,   regarde avec compassion la détresse de tes enfants   atteints par cette pandémie ; Soulage la douleur des malades,   donne la force à ceux qui les soignent,   accueille dans ta paix ceux qui sont morts  et, en ce temps d’épreuve,   accorde à tous le réconfort de ta miséricorde.  Par le Christ, notre Seigneur. »

Samedi Saint

 Le silence règne sur Jérusalem en ce samedi de veille. Le Christ est au tombeau, les espoirs des disciples sont brisés. Les voilà condamnés à errer.

Mais la graine confinée en terre devient promesse et gage d’une vie nouvelle. Le coeur de Marie de Nazareth et le sein de quelques femmes sont gros d’espérance. Ils deviennent alors tabernacles d’une nouvelle naissance, inouïe, surprenante et inattendue.

Quelle Pâque allons-nous célébrer dans notre monde confiné dans l’attente? Ne sommes-nous pas en train de vivre un long samedi saint ? Que sera demain ? Pourtant, un monde nouveau s’annonce: les signes sont là, patents. Il nous suffit de les cueillir.

Si nous acceptons de regarder le monde avec la tendresse et la détermination du Christ et de changer nos modes de vie, nous découvrirons les traces du Ressuscité dans les solidarités que nous aurons construites, dans notre capacité à envisager une société où la personne, et non la consommation, sera au centre, une vie où nous réapprendrons à rencontrer notre prochain.

Nous ferons l’expérience du Christ Ressuscité quand nous aurons accueilli notre fragilité enfin éprouvée et écouté les appels de notre planète qui étouffe du Covid de nos égoïsmes (Vincent Klein sj)

Ce soir, nous célébrerons en communauté, la Résurrection du Seigneur… sans allumer le nouveau feu pascal, sans bénir l’eau baptismale… Nous le ferons lors de la première célébration publique que nous pourrons vivre. C’est un geste liturgique à vivre ensemble, vous et nous.

Nous méditerons 7 lectures de la Parole de Dieu, et renouvellerons notre foi, nos promesses exprimées en notre nom au moment du baptême. Vous nous serez tous présents, soyez-en sûrs.

Nous vous souhaitons de belles fetes de Pâques en famille.

P Tommy, p Gilles, p. Bernard, p. Philippe et la communauté jésuite